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Comment la société juge les femmes volontairement sans enfant

Bien entendu

Avec Stéphan Bureau

En semaine de 9 h à 11 h 30
(en rediffusion à 22 h)

Comment la société juge les femmes volontairement sans enfant

Une femme de profil est pointée du doigt par plusieurs personnes.

La société est trop sévère envers les femmes qui sont nullipares par choix, selon Marie-Ève Cotton.

Photo : iStock / SIphotography

Demandes de justification, infantilisation, évocations d'un manque fondamental ou d'une infériorité morale... Les femmes qui sont nullipares par choix demeurent le sujet de messages réprobateurs, furent-ils directs, sous-entendus ou véhiculés dans l'espace public, selon Marie-Ève Cotton. La psychiatre explique à Stéphan Bureau en quoi ces messages impliquent que la valeur socioéconomique des femmes repose sur leur rôle de mère de famille, tandis que chez les hommes, la parentalité est perçue comme une fonction sociale parmi tant d'autres.

L’ordre social et économique repose sur le fait que les femmes aient des enfants, et on sait qu’elles gèrent majoritairement la charge mentale qui vient avec, qu’elles aménagent plus souvent que les hommes leur horaire professionnel […] et qu’elles subissent une baisse salariale après avoir eu des enfants, aussi. Alors, si demain matin, les femmes se mettaient à dire qu’elles feront des enfants seulement quand la tâche parentale et les sacrifices seront divisés de façon égale, c’est tout le fonctionnement de la société qui devrait changer.

Marie-Ève Cotton

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