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Santé mentale : comment le cinéma perpétue les stéréotypes

Bien entendu

Avec Stéphan Bureau

En semaine de 9 h à 11 h 30
(en rediffusion à 22 h)

Santé mentale : comment le cinéma perpétue les stéréotypes

Un homme habillé en noir joue aux cartes assis sur une table. Il est entouré d'autres hommes habillés en blanc.

Une scène du film « Vol au-dessus d’un nid de coucou » (One Flew Over the Cuckoo's Nest)

Photo : Warner Bros.

Dans les films, 72 % des personnages ayant une maladie mentale commettent des gestes de violence, selon une étude. Dans la vraie vie, toutefois, seulement 3 à 5% des actes violents sont commis par des gens atteints de maladie mentale. Marie-Ève Cotton rappelle que des films tels Halloween et Vol au-dessus d'un nid de coucou dépeignent grossièrement et erronément la réalité psychiatrique. La psychiatre explique à Stéphan Bureau comment le cinéma utilise les clichés pour chasser des consciences des réalités plus troublantes.

Dans la vie, on a beaucoup plus de chances d’être tué par notre conjoint ou notre enfant que par une personne atteinte de maladie mentale. On a aussi beaucoup plus de chances d’être tué par une personne qui a été arrêtée une fois pour conduite en état d’ébriété que par quelqu’un qui a une maladie mentale. Ce sont des réalités beaucoup plus [dérangeantes] que de s’imaginer être tué par un malade mental anonyme. C’est aussi un stéréotype qui nous permet de nier les causes sociales de la violence.

Marie-Ève Cotton

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