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Stéphan Bureau
Audio fil du vendredi 23 août 2019

Ma vie avec John F. Donovan : Dolan entre l’enflure et le pilote automatique

Publié le

Un homme regarde la caméra dans un décor vieillot.
Kit Harington dans le film The Death and Life of John F. Donovan de Xavier Dolan   Photo : Shayne Laverdière/films Séville

« On a l'impression que la montagne a accouché d'une souris. » Mal accueilli au Festival international du film de Toronto (TIFF) l'an dernier, le premier film anglophone de Xavier Dolan n'est pas un navet, mais il n'est pas non plus une réussite, selon Georges Privet et Helen Faradji. Le réalisateur donne l'impression d'y ressasser ses thèmes de prédilection avec plus de maladresse que de maestria. Nos deux critiques expliquent à Stéphan Bureau que le film n'est pas digne de son budget de 37 millions de dollars.

« C’est un film très moyen, je pense que c’est ce qu’il y a de plus décevant », dit Georges Privet.

Il s’explique : « Dolan a fait des films que j’aime énormément, il en a fait que j’aime beaucoup moins, mais chaque fois, il a pris des risques. Étrangement, ce film-là se casse la gueule, à mon avis, parce que c’est le film où il en prend le moins. C’est une espèce de film-somme, une espèce de bilan de sa première phase de carrière. »

Dans l’ensemble, ça ne marche pas. Ce n’est pas un film sur lequel on a envie de s’acharner parce que Dolan est manifestement très conscient de tout ce qui ne va pas avec ce film.

Georges Privet

Un style bien à lui

Helen Faradji salue la capacité du réalisateur à imposer son style à des comédiennes à la stature imposante, comme Natalie Portman, Susan Sarandon et Kathy Bates – les rôles masculins, comme celui donné à Kit Harington, lui semblent moins intéressants.

« On peut dire maintenant qu’il y a un style Dolan très, très reconnaissable : les ralentis, les jeux de mise au point, les images morcelées, les plans ultradécoupés, les cadrages de biais, la musique, les gros plans… Tout est là », dit-elle.

Cela ne suffit toutefois pas à donner un élan à Ma vie avec John F. Donovan : « On a l’impression d’un film qui passe du coq à l’âne, qui ne sait pas très bien sur quel [pied danser]. […] Ce qu’on voit, par contre, c’est l’ambition de Dolan; une ambition un peu avortée. »

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