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<em>Menteur</em>&nbsp;: un film qui n’a pas les moyens de ses ambitions

Bien entendu

Avec Stéphan Bureau

Le samedi de 13 h à 14 h
(en rediffusion le samedi suivant à 5 h)

Menteur : un film qui n’a pas les moyens de ses ambitions

Audio fil du vendredi 12 juillet 2019
Antoine Bertrand pose la main sur la bouche de Louis-José Houde dans cette photo tirée du film <i>Menteur</i>, d'Émile Gaudreault.

Louis-José Houde et Antoine Bertrand dans Menteur, d'Émile Gaudreault

Photo : Les Films Séville

Selon Georges Privet, il faut saluer l'effort du réalisateur Émile Gaudreault de s'être attaqué à la comédie fantastique, dans la lignée de superproductions hollywoodiennes comme De quoi j'me mêle, avec son nouveau film mettant en vedette Louis-José Houde et Antoine Bertrand. Helen Faradji, de son côté, se réjouit de la présence dans la distribution de Catherine Chabot dans un rôle féminin différent. Nos deux critiques expliquent cependant à Stéphan Bureau que le film souffre de problèmes de rythme, de ton, et d'un surplus de gags tombant à plat. +

« C’est quelque chose d’original et de différent », affirme Georges Privet au sujet de cette histoire d’un menteur invétéré qui, à la suite d’un événement surnaturel, est propulsé dans un univers parallèle dans lequel ses mensonges sont devenus réalité.

Le problème, selon lui, est dans le traitement de la prémisse : « On en a fait, à mon avis, à peu près n’importe quoi. Trop d’idées, trop de directions, un certain manque de [focalisation]. C’est ce que les Américains appellent du "high concept", mais […] il y a une réelle limite à ce qu’on peut faire avec 7 millions de dollars. Ce n’est pas assez pour rendre justice auxmille et une idées que ce film-là a. Ça fait d’ailleurs de ce film un film qui est un peu comme son héros, qui prétend être plusieurs choses qu’il n’est pas. »

Un gag sur trois ou sur quatre fonctionne. Ultimement, la chose qui m’a le plus déçu, c’est que ce n’est pas si drôle que ça.

Georges Privet

Vieilles idées

« On fait revivre plusieurs idées de ce cinéma des années 1980, 1990, constate Helen Faradji. Les Russes sévères et irascibles qui sont évidemment les méchants, la musique pompière, très magique, à la Dany Elfman, le vague prétexte social en fond de récit, avec une finale d’utopie socialiste qu’on n’aurait pas achetée même chez Ken Loach, je pense. »

Heureusement qu’il y a Catherine

Selon la critique, le personnage interprété par Catherine Chabot apporte un vent de fraîcheur au genre comique : « Elle ne joue pas tout à fait sur le même registre que les autres. […] Elle parle aussi vite que Louis-José Houde, elle déplace autant d‘air, mais dans une version plus légère, plus amusante. »

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