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Bien entendu

Bien entendu

Avec Stéphan Bureau

Cette émission n'est pas en ondes actuellement.

Rattrapage du 30 déc. 2020 : Beethoven, Liban et entretien avec Ariane Bilheran

Rattrapage

  • « Beethoven, c'est un passeur de l'époque classique. Jusqu'au 20 siècle, il a inspiré le monde », souligne Christophe Huss, journaliste musical pour le quotidien Le Devoir, au sujet du compositeur allemand, dont on célébrait le 250e anniversaire de naissance en 2020. « Il va tracer la voie pour les autres. Ça va devenir le modèle de tout le romantisme. [...] Quand on parle de Beethoven, on ouvre sur les siècles qui viennent », renchérit Danick Trottier, musicologue et directeur du Département de musique de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). En compagnie de Mélanie Léonard, cheffe d'orchestre et directrice musicale de l'Orchestre symphonique de Sudbury, ils expliquent pourquoi le legs de Beethoven est si colossal.

  • « Pour la première fois dans l'histoire du Liban, la tristesse est là, la tristesse règne sur le territoire libanais », observe Chadi Khalaf, architecte et présentateur de télévision libanais, en parlant de la situation dans laquelle se trouve son pays. Il souligne que l'explosion meurtrière du 4 août dans le port de Beyrouth, la grave crise économique qui secoue le pays, la corruption de l'élite politique ainsi que la crise de la COVID-19 ont considérablement fragilisé le Liban. En cette fin d'année 2020 qui aura été très difficile pour la population libanaise, M. Khalaf brosse le portrait de la situation au pays du Cèdre.

  • « Bien sûr, Trump est un personnage politique singulier, mais son succès électoral auprès des femmes blanches rejoint quand même un questionnement plus large que j'ai depuis plusieurs années : qui sont les femmes qui votent pour les leaders et les partis populistes de droite et d'extrême droite? » s'interroge la psychiatre Marie-Ève Cotton. Elle brosse le portrait sociodémographique de celles qui plébiscitent les partis les moins progressistes en matière d'égalité des sexes, c'est-à-dire ces formations politiques qui remettent souvent en question les droits des femmes, comme celui lié à l'avortement.

  • « On n'a plus le droit de penser de façon différente ou marginale; on n'a plus le droit d'emprunter certains chemins de pensée. Ceci n'est pas autoritaire : ceci est totalitaire », affirme la psychologue et écrivaine Ariane Bilheran pour décrire la polarisation extrême des idées. La docteure en psychopathologie, qui a publié un essai intitulé Le totalitarisme et le choix de vie héroïque, déplore qu'il n'y ait plus d'espace pour la nuance dans l'espace public ou encore un espace tiers pour penser. « Nous sommes criminalisés, marginalisés dès que nous apportons une nuance par rapport à ces deux clans. [...] Ceci est extrêmement grave, et fonde aussi ce qui appartient au registre de la psychose paranoïaque, c'est-à-dire la certitude délirante. »

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