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Le bonheur de l'âge, selon Macha Méril

Bien entendu, la grande entrevue

Avec Stéphan Bureau

Le samedi de 13 h à 14 h
(en rediffusion le dimanche à 21 h)

Le bonheur de l'âge, selon Macha Méril

L'actrice sourit devant les nombreux photographes.

Macha Méril au Festival de Cannes, en 1981

Photo : Getty Images / AFP / RALPH GATTI

Égérie de la Nouvelle Vague, Macha Méril a su saisir dans l'air du temps des années 1960 les éléments qui allaient l'avantager toute sa vie. « Il faut savoir recevoir les coups, les engranger et les rendre d'une autre manière. » Actrice de renom et écrivaine, elle s'aperçoit aujourd'hui, à 80 ans, de la légèreté que lui donne son âge, et savoure la modestie qui vient en prime.

« L’année 1968 a tout changé, c’est une date très importante pour moi. Ces années-là, c’était des années de changements considérables. On sortait du 19e siècle! »

Née princesse au Maroc

Macha Méril est le nom d’emprunt de celle qui est née Maria-Magdalena Vladimirovna Gagarine, au Maroc en 1940. Ses parents, d’origine aristocratique, on fuit leur Russie natale pour éviter le sort funeste que leur réservaient les révolutionnaires de 1917.

« C’est quand même une chance d’avoir cette espèce de grandeur dans les veines. Je n’étais pas une fille quelconque, mes origines jouaient un rôle quand même. Mais cette différence, on en souffre lorsqu’on est jeune. »

Les deux artistes sourient en étant photographiés par de nombreux photographes.

Macha Méril et son mari, le compositeur Michel Legrand

Photo : Getty Images / AFP / VALERY HACHE

Au diable la Paramount, vive la Nouvelle Vague!

Dans la jeune vingtaine, Macha Méril a semblé avoir mis sa carrière d’actrice sur les rails en s’installant aux États-Unis.

« J’avais signé un contrat avec la Paramount pour sept films. Je n’en ai fait qu’un seul. Je voyais bien qu’Hollywood était en déclin, que ses films étaient un peu empesés. Ce n’était pas ce que je recherchais. Alors qu’en Europe naissait la Nouvelle Vague. Je sentais que c’était là que ça se passait. »

Un choix avisé, puisque l’artiste a finalement joué dans des dizaines de films, notamment devant la caméra d’Éric Rohmer, qui lui a donné son premier rôle important, et celles de Luis Bunuel, de Jean-Jacques Godard et d’Agnès Varda.

Les mots nus

Macha Méril a aussi eu une carrière d’auteure. Dans un de ses livres, le très personnel Je suis morte, elle a détaillé son avortement qui mal tourné et qui l’a rendue stérile.

Écrire lui a également permis de s’exprimer au sujet de sa relation avec le compositeur Michel Legrand, abordant notamment leur sexualité commune. Plusieurs lui ont reproché une certaine impudeur. Elle réplique en disant qu’il ne devrait pas exister de sujets tabous.

« Ce qui compte, c’est la forme, la manière. Je pense qu’il faut trouver les mots justes pour dire les choses, il faut trouver la façon de se présenter devant la vie, devant les autres. C’est une discipline civilisée. »

Les trois artistes, vêtus de leurs habits de gala, sourient sous le flash du photographe.

Macha Méril, François Truffaut et Orson Welles en 1966, à Cannes

Photo : Getty Images / Roger Viollet

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