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Jacques Beauchamp
Audio fil du lundi 17 décembre 2018

Antonio Vivaldi, au-delà des Quatre saisons

Publié le

Un portrait d'Antonio Vivaldi.
Antonio Vivaldi   Photo : Domaine public

Pendant plus de 150 ans, la musique d'Antonio Vivaldi est tombée dans l'oubli. Pourtant, cet immense compositeur a laissé derrière lui plus de 450 concertos, une quarantaine d'opéras, une centaine de cantates, 75 sonates et une quarantaine d'œuvres de musique sacrée, sans compter les célèbres Quatre saisons. Pour Mathieu Lussier, professeur à la Faculté de musique de l'Université de Montréal, Vivaldi a créé « des contrastes, de la violence, de la passion, de l'amour », et il était un génie de l'orchestration.

Au 18e siècle, la musique contemporaine est à l’avant-scène. Vivaldi tombe donc rapidement dans l’oubli; de plus, il vit à Venise, une ville de divertissement où les nouvelles œuvres occupent tout l’espace musical.

Antonio Vivaldi revient sous les feux des projecteurs après sa mort au 19e siècle, lorsque les spécialistes redécouvrent la musique de Bach et qu’ils s’aperçoivent que celui-ci avait transcrit sa musique.

On s’est rendu compte du rôle central qu’avait Vivaldi non seulement à Venise, mais dans toute l’Europe centrale.

Mathieu Lussier, professeur à la Faculté de musique de l’Université de Montréal

Vivaldi est le premier à composer pour la flûte traversière. Au lieu des émotions, il met des images en musique, tels un oiseau, un rêve et, bien sûr, les saisons.

Les quatre saisons de Vivaldi demeure sans conteste une des pièces les plus connues dans le monde, un incontournable, reprise de toutes les manières possible par bon nombre de musiciens.

Pour réussir à mettre en musique ces saisons, Vivaldi se fait poète, en écrivant des sonnets, pour nous faire revivre tous les épisodes de chacune des saisons. Pour des musiciens, il y a un plaisir à jouer. C’est bien écrit, c’est efficace. C’est une musique qui prend vie chaque fois.

Mathieu Lussier, professeur à la Faculté de musique de l’Université de Montréal

Sa vie à Venise

Au 18e siècle, la ville italienne a amorcé son déclin politique, mais demeure une destination touristique prisée. Antonio Vivaldi grandit dans une ville où l’art et la musique sont importants.

Il devient un violoniste virtuose, qui fait d’ailleurs plutôt l’unanimité comme instrumentiste que comme compositeur.

Afin de gagner sa vie, il est ordonné prêtre et devient enseignant de musique à l’orphelinat de la Pietà. Il doit ainsi produire des concertos chaque semaine. La musique sacrée l’accompagne ainsi toute sa carrière. Il est un compositeur recherché pour mettre en musique de grandes fêtes religieuses.

Sa musique est efficace, elle est théâtrale, et elle fait donc passer à merveille le message religieux qu’on lui demande de faire.

Mathieu Lussier, professeur à la Faculté de musique de l’Université de Montréal
Une représentation d'une église à Vienne au 18e siècle.
L'église San Giovanni in Oleo, sur la place Saint-Marc à Vienne, au 18e siècle.   Photo : Domaine public

L’opéra occupe également un espace important dans son œuvre. À l'époque en Europe, tout compositeur à succès doit connaître du succès à l’opéra, et Vivaldi crée des œuvres de grande qualité qu’il écrit extrêmement rapidement.

Avec les années, sa musique se démode à Venise. Il décide de quitter la ville pour Vienne, où il avait noué au cours de sa carrière une relation avec l’empereur autrichien. Antonio Vivaldi s’éteint seul et pauvre à Vienne, en 1741.

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