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Jacques Beauchamp
Audio fil du lundi 26 novembre 2018

50 ans de l'Université du Québec : la première université publique québécoise

Publié le

Photo aérienne d'un grand bâtiment de cinq étages en briques qui forme une croix, vu de haut.
L'ancien orphelinat des Petites Franciscaines de Marie, devenu le premier bâtiment abritant l'UQAC (Pavillon Sagamie).   Photo : Archives de l'Université du Québec

Le 18 décembre 1968, l'Assemblée nationale du Québec vote à l'unanimité pour la création de la première université publique au Québec, un grand réseau universitaire régional dans toute la province. À Montréal, il s'agit d'une véritable révolution dans l'enseignement supérieur, alors qu'à l'extérieur de la métropole « c'est peut-être la chose la plus importante qui se soit produite aux plans social et économique », souligne Lise Bissonnette, ex-rédactrice en chef du Devoir et ancienne directrice de la Grande bibliothèque de Montréal. « Ça a changé la vie des Québécois. »

Lise Bissonnette rappelle qu'à l’époque, les six universités de la province étaient privées et très élitistes, même si elles recevaient aussi des subventions publiques. Au début des années 1960, à peine 7 % des hommes et 1,5 % des femmes de 17 à 24 ans fréquentaient l’université. Après la création d’écoles secondaires, puis de cégeps partout sur le territoire, le gouvernement québécois a investi pour la première fois dans la création d'universités publiques.

« La résistance au projet était tout de même considérable », ajoute Mme Bissonnette. Même le rapport Parent, acte fondateur de l’éducation moderne au Québec (1963-1964), proposait une université avec des capacités limitées et n’allait pas aussi loin que ce qui a finalement été créé.

Oui, on veut une nouvelle université, on est contents d’avoir une nouvelle université, mais il faut que ça soit différent des autres.

Lise Bissonnette, ex-journaliste et administratrice
Grand bâtiment en briques de trois étages, avec quatre immenses colonnes en béton à l'entrée.
Le premier pavillon des Arts de l'UQAM, rue Sherbrooke, à l'angle de la rue Saint-Urbain à Montréal, vers 1970. Photo : Archives de l'Université du Québec/André Fournier

Le réseau des Universités du Québec prenait racine dans un désir d’élargir massivement l’accès à l’enseignement supérieur, tout en voulant transformer l’université classique, considérée comme une tour d’ivoire. De nouvelles disciplines sont créées, comme les sciences juridiques, et l’interdisciplinarité est encouragée, rendant les disciplines moins étanches les unes envers les autres.

« Ça prend un certain temps, précise Lise Bissonnette, mais je vous dirais qu’aujourd’hui, les étudiants étrangers d’un peu partout dans le monde qui viennent étudier à l’Université du Québec – que ce soit à l’UQAM [Université du Québec à Montréal], à Rimouski, à Chicoutimi ou ailleurs – aiment beaucoup ce modèle. »

La gestion même de ce réseau d’universités est unique en son genre, puisqu’il implique la participation des étudiants et des organismes internes de l’université. De plus, un service à la collectivité est instauré, dans lequel l’université tente, avec sa science et son savoir, d’aider des groupes communautaires de leur région. Enfin, le regard critique est fortement encouragé, même sur le contenu des programmes proposés.

La contestation dans notre université est déjà inscrite dans les structures, et par conséquent, elle est bienvenue.

Léo A. Dorais, premier recteur de l’UQAM, lors d’une entrevue à Radio-Canada en 1969

Tout comme l'UQAM, l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) a offert sa première session d'enseignement à l'automne 1969.

« En moins de cinq ans, toutes les bases sont là, de Rouyn-Noranda jusqu’à Chicoutimi en passant par Trois-Rivières. Ça donne une bonne idée de l’appétit qu’avaient les régions pour ça. »

Un bâtiment sur trois étages avec des antennes et une coupole sur le toit.
Le pavillon Pierre-Boucher de l'UQTR (pavillon central). Photo : Archives de l'Université du Québec/Roland Lemire

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