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Revoir le rôle de Montcalm dans la défaite française en Amérique

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

En reprise tout l'été
Du lundi au vendredi de 23 h 30 à minuit

Revoir le rôle de Montcalm dans la défaite française en Amérique

Audio fil du lundi 29 octobre 2018
Un portrait du marquis de Montcalm

Portrait de Montcalm par Sergent-Marceau

Photo : Bibliothèque du Congrès

Le 13 septembre 1759, le marquis de Montcalm a dirigé les armées françaises sur les plaines d'Abraham au moment de leur revers face aux troupes britanniques. Blessé gravement et contraint de capituler, il est mort le lendemain, tout comme son adversaire, le général Wolfe. Selon le journaliste et historien Dave Noël, on a injustement fait porter à Montcalm toute la responsabilité de la défaite française.

Né le 28 février 1712, Louis Joseph de Montcalm-Gozon fait partie de la petite noblesse du Languedoc. Ce militaire possède une bonne expérience des combats, des détachements et des escarmouches lorsqu’il débarque à Québec, en 1756. Nommé maréchal de camp, il est responsable de l’armée française dans la colonie.

Bien que Montcalm commande les troupes régulières, il doit répondre aux ordres de Vaudreuil, le gouverneur général de la Nouvelle-France. Celui-ci détermine entre autres le nombre d’effectifs qu’il aura à sa disposition.

La relation entre Vaudreuil et Montcalm est souvent tendue. Ce dernier se plaint entre autres des inaptitudes militaires du gouverneur général et de ses ordres ambigus. Néanmoins, il livre des batailles au sud de Montréal, dans la région du lac Ontario, dans la région du lac Champlain et près de Carillon.

En 1758, Montcalm reçoit le titre de lieutenant-général. Cette année-là, les Britanniques reçoivent des renforts qui poussent le marquis à être plus défensif.

La bataille de Québec

Le siège de Québec par les Britanniques commence à l’été 1759. Le général Wolfe dispose du cinquième des officiers de la marine de guerre britannique et de 10 000 soldats professionnels. Montcalm, qui reçoit toujours les ordres de Vaudreuil, a une armée formée de 2000 soldats et de 11 000 miliciens et Autochones.

Est-ce qu’un autre général aurait fait mieux que lui dans des circonstances pareilles? On peut en douter.

Dave Noël, historien

Le 13 septembre, à 10 h, Montcalm décide d’attaquer les troupes de Wolfe qui sont débarquées à l’anse au Foulon, au pied de la falaise du cap Diamant. L’attaque se passe très mal et il se voit forcé de capituler. Parfois minimisée dans son importance historique, cette bataille des plaines d’Abraham accélérera la chute de Québec et de la Nouvelle-France.

Référence

Montcalm, général américain (Nouvelle fenêtre), Dave Noël, Éditions du Boréal, 2018

Trois grenadiers hissent Montclam sur un cheval alors qu'il a été blessé mortellement sur le champs de bataille des plaines d'Abraham.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Gravure tirée du Monde illustré de 1899 montrant Montcalm blessé mortellement hissé sur un cheval.

Photo : Bibliothèque et Archives nationales du Québec

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