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Jacques Beauchamp
Audio fil du jeudi 18 octobre 2018

La paix de 1919 et le redécoupage des frontières du monde

Publié le

Peinture illustrant la signature du traité de Versaille
Détail d'une toile de William Orpen montrant la signature du traité de Versailles, en 1919.   Photo : Institut culturel Google

Signé le 28 juin 1919, le traité de Versailles a suivi l'armistice du 11 novembre 1918, qui mettait fin aux combats de la Première Guerre mondiale. Les vainqueurs de ce conflit ont négocié ce traité et participé à la conférence de paix de Paris, de janvier 1919 à août 1920, afin de s'entendre sur les conditions imposées à l'Allemagne et sur le sort d'empires démantelés. L'historien Carl Bouchard décrit le contexte de mise en place de cette paix qui n'a pas duré.

En 1918, un désordre mondial règne alors que quatre immenses empires disparaissent, après une guerre d’une violence sans précédent. De nouveaux peuples demandent leur indépendance et les vainqueurs du conflit ne sont pas toujours en accord sur l’autodétermination de ces nations.

La fin de la Première Guerre mondiale s’accompagne aussi d’un bouleversement économique, du retour de 20 à 30 millions de soldats dans leur pays et du déplacement de populations. Les négociateurs de la paix doivent s’interroger sur les façons de reconstruire des sociétés traumatisées par une guerre qui a fait plus de 10 millions de morts.

Lors de la conférence de paix de Paris, les vainqueurs de la guerre souhaitent mettre en place une paix durable. Des milliers d’experts négocient des conditions qui toucheront des populations d’Europe, d’Asie, d’Afrique et du Moyen-Orient. Ils redécoupent les territoires des empires russe, allemand, austro-hongrois et ottoman.

Des hommes cravatés se tiennent devant une table devant un décor luxueux.
Des artisans de la conférence de paix de Paris à l'hôtel du ministre des Affaires étrangères, en 1919. Photo : Getty Images/Hulton Archive

Des vainqueurs divisés

La peur d’une propagation des idées communistes, à la suite de la révolution bolchevique de 1917, entraîne une grande méfiance de la part de la Grande-Bretagne et des États-Unis qui changera l’orientation des négociations de paix entre les vainqueurs. Ils ne voudront pas redonner à la Russie les régions que l’Allemagne vaincue lui avait prises.

Si, avec le traité de Versailles, l’Allemagne perd toutes ses colonies et certains de ses territoires, comme l’Alsace-Lorraine, le pays subit moins de conséquences que la France l’aurait désiré. En 1919, les Français voient toujours l’Allemagne comme une menace alors que pour les Britanniques et les Américains, la véritable menace à la paix mondiale est le bolchevisme.

La paix négociée sera ainsi relativement douce, afin que l’Allemagne puisse se reconstruire. Malgré ses pertes de territoires, cet État demeure le plus populeux d’Europe. Le traité de Versailles ne plaira toutefois pas aux Allemands et, quelques années plus tard, Hitler jouera à des fins politiques la carte de l’humiliation subie.

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