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Jacques Beauchamp
Audio fil du mercredi 17 octobre 2018

L’accession des Marocains à l’indépendance

Publié le

Des jeunes Marocains brandissent des drapeaux et lèvent les bras pour célébrer le retour du roi Mohammed V.
Des Marocains célèbrent le retour du roi Mohammed V en 1956.   Photo : Getty Images / Robert B. Taber

En 1956, la France et l'Espagne ont reconnu au Maroc son indépendance. Le sultan Mohammed V est alors rentré d'exil et est devenu le roi du pays. La professeure d'histoire et de sciences politiques à l'Université Bishop's de Sherbrooke Osire Glacier raconte le contexte de cette accession au statut d'État souverain. En un an, le Maroc s'est débarrassé de l'humiliation de vivre sous un double protectorat colonial.

Le 2 mars 1956, le protectorat français prend fin au Maroc. C’est l’aboutissement d’une longue marche du pays vers son indépendance, marquée de luttes populaires.

Le processus d’autonomie politique se complète dans les semaines suivantes. Le 7 avril 1956, les Espagnols redonnent aux Marocains les régions du pays qu’ils contrôlent. La ville de Tanger, qui avait un statut international depuis la fin du 19e et le début du 20e siècle, redevient pour sa part Marocaine le 21 octobre 1956.

Des décennies de luttes pour l’indépendance

Dès le début du 20e siècle, les Marocains de toutes classes aspirent à la souveraineté de leur pays. Plusieurs militants anticoloniaux souhaitent l’établissement d’une démocratie et la mise en place de réformes sociales et économiques. De nombreuses femmes participent à ce mouvement national, tant dans les luttes armées qu’au sein des partis politiques qui travaillent à l’édification d’un État moderne.

Pour parvenir à l’indépendance, des leaders des classes éduquées fondent des partis politiques. De son exil à Madagascar, le sultan Mohammed milite aussi pour la fin du colonialisme. Il fait la grève des sceaux afin de ne plus donner de sanctions royales à des projets de loi.

Après l’indépendance de 1956, Mohammed V d’un côté et les représentants du peuple de l’autre, regroupés dans le Parti de l’Istiqlal, entrent dans une lutte de pouvoir. Le sultan, une figure spirituelle respectée par les Marocains, réussit à imposer son modèle de monarchie constitutionnelle. Ce fin diplomate se défait du mouvement national en seulement cinq ou six ans.

À partir du retour de Mohammed V, à partir de cette période cruciale, le régime politique du Maroc s’est joué et il reste le même jusqu’à nos jours.

Osire Glacier, professeure d’histoire

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