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Jacques Beauchamp
Audio fil du mercredi 12 septembre 2018

Le condom, de l’Antiquité aux années sida

Publié le

Un condom en lin est déposé sur une surface noire à côté d'une enveloppe.
Un condom en lin fait en intestin d'animal datant du 19e siècle et son enveloppe.   Photo : Getty Images / Science & Society Picture Library

Dès 5000 ans avant Jésus-Christ, l'homme recouvrait le gland de ses organes génitaux d'intestins d'animaux pour prévenir la reproduction. Si au 16e siècle, des préservatifs réutilisables en lin servaient déjà à se protéger de la syphilis, ce n'est qu'à la fin du 19e siècle que le condom de caoutchouc a fait son apparition. L'historienne Evelyne Ferron raconte l'évolution du condom jusqu'à ce qu'il soit médiatisé, au début des années 1980, afin de lutter contre le sida.

Au fil du temps, le condom porte toutes sortes de noms : gant de Vénus, redingote, chaussette et capote anglaise. Utilisé dans l’Antiquité pour contrôler les naissances, il contribue dès la Renaissance à empêcher de répandre les infections transmises sexuellement.

Gabriel Fallope et le condom en lin

Au 16e siècle, le chirurgien Gabriel Fallope fait une étude clinique avec 1100 hommes pour trouver un moyen de limiter la transmission de la syphilis. Il leur confectionne des condoms en lin qui recouvrent le membre en entier plutôt que seulement le gland. Son expérience lui permet de constater que les hommes qui portaient ces condoms n’ont pas contracté la gonorrhée ou la syphilis.

La découverte de Fallope entraîne l’adoption du condom par les voyageurs, les soldats ou des libertins comme Casanova. Des condoms en vessie animale continuent toutefois d’être utilisés au lieu des condoms en lin en raison du contact un peu plus intéressant qu’ils procurent avec les partenaires.

La révolution du caoutchouc

En 1848, Charles Goodyear développe la vulcanisation, un procédé qui rend le caoutchouc plus souple, plus élastique. Son invention permet la création du condom moderne dans la deuxième moitié du 19e siècle. Et à partir de 1901, les Hollandais commencent à ajouter des nervures et des saveurs aux condoms.

Dans les années 1910, les fabricants de condoms Trojan et Ramses aux États-Unis et Durex en Grande-Bretagne voient le jour. Ils vendent le préservatif à un prix abordable et vantent le fait qu’il n’est pas réutilisable.

Les compagnies de condoms vont dire qu’on a quelque chose de génial qui va épouser la forme de l’organe génital et qui sera plus mince [que les précédents] et plus agréable pour l’homme et pour la femme.

Evelyne Ferron, historienne

Réprouvé, puis recommandé

Après la Première Guerre mondiale, les autorités européennes ne font pas la promotion du condom en raison d’une baisse démographique. Et du côté de l’Amérique du Nord, l’Église réprouve ce moyen contraceptif.

Mais dans les années 1980, avec la crise du sida, le condom devient un élément majeur des campagnes de santé publique. On en parle dans les médias et à l’école. Le condom devient une véritable arme de guerre contre cette maladie.

Charles Tisseyre présente un bulletin de nouvelles. L'image de la mortaise est un condom avec le titre Protégez-vous.
En 1987, l'animateur Charles Tisseyre présente un test du magazine Protégez-vous sur les condoms en vente au Québec Photo : Radio-Canada

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