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Jacques Beauchamp
Audio fil du lundi 10 septembre 2018

La création de l’Université de Moncton en 1963

Publié le

Trois hommes regardent l'Université de Moncton en construction.
L'Université de Moncton en construction, dans les années 1960.   Photo : Centre d'études acadiennes Anselme-Chiasson de l'Université de Moncton

Au fil des décennies, l'Université de Moncton est devenue un outil indispensable au développement économique, culturel et politique de l'Acadie. La majorité des chefs de file de la société acadienne actuelle y ont étudié. Le sociologue Joseph-Yvon Thériault raconte la création de la seule université francophone du Nouveau-Brunswick.

Après la Seconde Guerre mondiale, le Nouveau-Brunswick doit revoir son éducation postsecondaire, puisque le nombre d’étudiants se fait croissant. Le premier ministre Louis Robichaud défend alors la nécessité de créer une université pouvant servir les intérêts des francophones des provinces de l’Atlantique, mais aussi ceux de la Gaspésie.

C’était une vieille revendication des Acadiens. Ils avaient créé des journaux, ils avaient créé des paroisses, des évêchés. Ils voyaient que l’université était l’institution qui leur manquait.

Joseph-Yvon Thériault, sociologue

En 1962, le rapport de la Commission royale d’enquête sur l’éducation supérieure au Nouveau-Brunswick, la commission Deutsch, recommande la création d’une université à Moncton. Il demande aussi que les établissements d’enseignement de Saint-Joseph (à Memramcook), du Sacré-Cœur (à Bathurst) et de Saint-Louis (à Edmundston) soient désignés comme étant des collèges, plutôt que des universités.

Une fierté pour les Acadiens

Lorsque l’Université de Moncton ouvre ses portes en 1963, il y a un mouvement d’affirmation nationale des Acadiens. Alors que les anglophones du Nouveau-Brunswick ont déjà des universités publiques à Fredericton et à Sackville, les francophones tiennent à la possibilité d’aller à l’université dans leur langue.

On fait le pari de franciser Moncton et d’en faire une capitale culturelle en y construisant une université. Le père Clément Cormier, le premier recteur de l’Université de Moncton, souhaite que la ville devienne le centre de l’Acadie. Si son rêve s’est plutôt réalisé, l’idée d’accueillir 15 000 étudiants à cette université était un peu trop ambitieuse. Aujourd’hui, l’établissement compte autour de 5000 étudiants, puisque les jeunes Acadiens poursuivent souvent leurs études à l’extérieur du Nouveau-Brunswick.

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