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Jacques Beauchamp
Audio fil du lundi 3 septembre 2018

Le rôle de la malchance dans l'assassinat de François-Ferdinand

Publié le

Les dépouilles de l’archiduc François-Ferdinand et de sa femme, Sophie Chotek
Les dépouilles de l’archiduc François-Ferdinand et de sa femme, Sophie Chotek   Photo : Getty Images / Sarajevo Historical Archives

« Cette journée est tellement folle. Il se passe des choses tellement inouïes qu'on ne peut pas s'empêcher de penser qu'il y avait là quelque chose qui ne pouvait mener qu'à cette grande catastrophe. » L'historien Carl Bouchard raconte en détail comment de nombreux imprévus ont mené aux meurtres de l'archiduc d'Autriche-Hongrie et de sa femme, Sophie Chotek, le 28 juin 1914 à Sarajevo, en Bosnie.

On associe souvent l'assassinat de François-Ferdinand au début de la Première Guerre mondiale. « Il y a des milliers de livres qui parlent des origines de la Première Guerre mondiale. L’avantage avec cet assassinat, c’est qu’on a une date et on peut, à partir de là, parler d’un événement déclencheur. »

« Il y a des raisons beaucoup plus profondes qui déterminent les causes de la guerre, mais on peut au moins dire qu’à partir de cet assassinat, des gestes ont été posés. Ils ont mené à la crise de juillet 1914, où, là, les tractations diplomatiques ont commencé à s’activer. »

Ç'a provoqué des événements, mais c’est difficile de dire que sans cet assassinat, la guerre n’aurait pas eu lieu.

Carl Bouchard

Une date symbolique pour l’archiduc et les nationalistes serbes

Le 28 juin 1914, François-Ferdinand s'est rendu à Sarajevo pour souligner l’anniversaire de son acte de dénonciation du 28 juin 1900, lui ayant permis de marier sa femme. C’était aussi la date anniversaire de sa déclaration d’amour à Sophie Chotek.

Le hic est que cette journée coïncidait avec une date repère dans le nationalisme. Pour fins de comparaison, c’est comme si la reine d’Angleterre venait en visite officielle au Québec un 24 juin, dit Carl Bouchard.

Une première attaque ratée

Le long du cortège, qui s'est déployé dans les rues de Sarajevo à 10 h, sept jeunes serbes radicalisés armés de bombes attendaient le passage de l’archiduc. Une première bombe lancée vers la voiture de l’archiduc a rebondi sur la cible et a explosé sous une autre voiture, derrière.

François-Ferdinand s'est ensuite rendu à l’hôtel de ville pour une célébration, comme si rien ne s’était produit. Il a ensuite décidé de se rendre à l’hôpital pour visiter les personnes blessées dans l’attaque matinale. Sa femme a choisi de l’accompagner.

L’archiduc François-Ferdinand et sa femme, Sophie Chotek, quelques minutes avant d'être tués
L’archiduc François-Ferdinand et sa femme, Sophie Chotek, quelques minutes avant d'être tués, le 28 juin 1914 Photo : Getty Images/Sarajevo Historical Archives

Un manque de communication mortel

Un nouvel itinéraire a été déterminé, mais il n’a pas été communiqué au chauffeur, qui a emprunté une mauvaise rue. Le cortège a donc dû s’arrêter pour faire marche arrière. C’est à ce moment que Gavrilo Princip, un des sept terroristes – il était là par hasard – est monté sur la voiture et a tué les deux Altesses Impériales avec une arme à feu.

« Pour les Serbes les plus nationalistes, cet homme est un héros. Il a permis à la Serbie de garder son identité. » Mineur, Gavrilo Princip a été emprisonné pour 20 ans. Il est mort en avril 1918 de tuberculose.

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