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Jacques Beauchamp
Audio fil du jeudi 21 juin 2018

Duncan Campbell Scott, le poète célébré derrière les pensionnats autochtones

Publié le

Duncan Campbell Scott pose pour le photographe Yousuf Karsh, assis sur une chaise.
Le surintendant du ministère des Affaires indiennes et poète Duncan Campbell Scott en 1933.   Photo : Bibliothèque et Archives Canada / Yousuf Karsh

Pendant des décennies, le gouvernement du Canada a orchestré un véritable génocide culturel des Autochtones. Le fonctionnaire et poète Duncan Campbell Scott (1862-1947) a été l'architecte du réseau des pensionnats visant à faire disparaître leur culture. L'anthropologue Serge Bouchard parle du rôle déterminant de celui-ci dans l'entreprise d'assimilation des Autochtones.

Originaire d’Ottawa, Duncan Campbell Scott travaille pendant 50 ans au ministère des Affaires indiennes. Comme haut fonctionnaire, il s’occupe de l’application de la Loi des Indiens de 1876, qui permet au gouvernement canadien d’étendre son contrôle sur les Premières Nations. Alors qu’il est le bourreau des Autochtones, il magnifie leur passé dans des poèmes.

Des pensionnats pour assimiler les Autochtones

En 1919, Duncan Campbell Scott rend obligatoire le séjour dans des pensionnats pour les Autochtones de 7 à 15 ans. Malgré des rapports dénonçant les mauvaises conditions de ces établissements d’enseignement, il y poursuit la politique visant à « civiliser l’Indien ». Dans ces pensionnats, souvent peu chauffés, des enfants enlevés de leur famille sont mal nourris ou maltraités. On leur interdit aussi de parler dans leur langue maternelle.

On a tué l’indianité au Canada pendant 50 ans, on s’est acharné à tuer la diversité culturelle amérindienne.

Serge Bouchard, anthropologue

Avant de gravir les échelons du ministère des Affaires indiennes, Duncan Campbell Scott avait promis aux chefs du nord de l’Ontario des réserves, de l’argent, des maisons, des dispensaires, ainsi qu’un droit de chasse et de pêche. Jusqu’à sa retraite, en 1932, il ne leur accordera que des réserves indiennes bancales où ils vivront pauvrement. On les arrêtera aussi comme braconniers lorsqu’ils seront pris à chasser ou à pêcher sur les terres de la Couronne.

Photo d'archive où l'on voit des élèves et leurs superviseurs regroupés sur le terrain devant l'édifice. Des élèves garçons à gauche, des élèves filles à droite.
Des élèves de la Première Nation Blackfoot regroupés devant le pensionnat autochtone à vocation industrielle Saint Joseph (aussi appelée Dunbow), à l'est de High River, en Alberta, en 1888.   Photo : Archives provinciales de l'Alberta

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