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Jacques Beauchamp
Audio fil du mercredi 6 juin 2018

L’apothicaire, l’ancêtre du pharmacien moderne

Publié le

Dans une peinture, une femme met sa main sur l'épaule d'un apothicaire au travail.
Peinture de Frans van Mieris le Jeune (1689-1763) montrant un apothicaire au travail.   Photo : The Townsends blog

« L'apothicaire était celui qui rangeait des bouteilles, des préparations, des drogues, des plantes, et qui en a fait une profession. » Gilles Barbeau, ancien doyen de la Faculté de pharmacie à l'Université Laval, explique le rôle qu'ont joué les apothicaires et apothicairesses dans la découverte et l'administration de médicaments qui existent encore aujourd'hui.

Depuis la préhistoire, l’être humain utilise ce qu’il a sous la main pour concocter des remèdes. Par essai et erreur, il trouve des plantes et des minéraux qui le soulageant de ses maux. Parfois charlatan, l’apothicaire a longtemps été celui qui mettait au point et entreposait des sirops, élixirs ou onguents servant à guérir des maladies.

L’histoire de la pharmacie a été un peu ignorée parce que c’est l’histoire de la médecine qui a occupé tout l’espace.

Gilles Barbeau, ancien doyen de la Faculté de pharmacie de l’Université Laval

L’influence de la médecine autochtone sur les apothicaires de la Nouvelle-France

À l’époque du Régime français, les herbes et les plantes de la médecine traditionnelle autochtones permettent de sauver la vie d’un grand nombre de colons. Le premier colon de Nouvelle-France, l’apothicaire Louis Hébert, identifie ces plantes médicinales employées par les Autochtones et en envoie des échantillons en France.

D’autres apothicaires de la colonie, dont des religieuses qui s’occupent des médicaments dans les hôpitaux, continuent par la suite à envoyer des plantes et des substances médicinales en France. On y importe notamment la pulmonaire – une fougère servant à lutter contre les maladies du poumon –, la térébenthine, la gomme de sapin, les cornes de cerf et le castoréum.

Jusqu’à récemment, les religieuses désignées comme apothicairesse cultivaient un jardin pour se procurer les plantes et les herbes qui servaient à la composition de remèdes. Dans leurs pharmacies, elles avaient aussi des médicaments qu’elles faisaient venir d’Europe.

Le passage d’apothicaires à pharmaciens

En 1777, on crée en France une école de pharmacie, dont les diplômés s’appelleront les pharmaciens. Ce titre professionnel remplacera peu à peu celui d’apothicaire.

Mais pendant plus d’un siècle, un flou continuera d’exister entre les professions de médecin et d’apothicaire. À l’instar des médecins, des apothicaires visiteront des malades à domicile pour donner des conseils, faire des saignées ou arracher des dents.

Référence

Curieuses histoires d’apothicaires, de Gilles Barbeau, Les éditions du Septentrion, 2018

Une pharmacie contient des bouteilles de médicaments sur des tablettes et des mortiers sur une table.
Bouteilles et de mortiers qui auraient pu appartenir à un apothicaire. Photo : iStock

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