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Jacques Beauchamp
Audio fil du jeudi 31 mai 2018

Louis-Hippolyte La Fontaine à la défense des Canadiens français

Publié le

Détail d'un portrait de Louis-Hippolyte La Fontaine par le dessinateur Albert Ferland
Détail d'un portrait de Louis-Hippolyte La Fontaine par le dessinateur Albert Ferland   Photo : Bibliothèque et Archives Canada

Au 19e siècle, le politicien Louis-Hippolyte La Fontaine s'est peu à peu éloigné du mouvement des patriotes afin de promouvoir l'union du Haut-Canada et du Bas-Canada. Avec le Torontois Robert Baldwin, il a ensuite dirigé le gouvernement responsable du Canada-Uni. L'historien Éric Bédard parle de l'héritage de La Fontaine et de son combat pour la survivance des Canadiens français. (Rediffusion du 7 mars 2017)

Né à Boucherville, Louis-Hippolyte La Fontaine suit une formation en droit avant d’être élu député de Terrebonne en 1830, à 23 ans. D’abord un nationaliste farouche, il appuie les 92 résolutions de l’Assemblée législative du Bas-Canada, un plaidoyer pour une réforme politique importante de la colonie.

S’opposer au règne de l’arbitraire

Contre toute attente, en novembre 1837, Louis-Hippolyte La Fontaine s’éloigne du mouvement des patriotes lorsque Louis-Joseph Papineau appelle les militants aux armes. Il souhaite le rétablissement d’un dialogue et la négociation de solutions avec les autorités britanniques. Il doit toutefois se plier à la décision de Londres de suspendre les institutions représentatives. Pendant les deux ou trois années suivantes, le Conseil spécial du Bas-Canada décrète les lois coloniales.

Le premier discours en français au Parlement

En 1842, Louis-Hippolyte devient premier ministre du Canada-Est. Il prononce alors son premier discours au Parlement dans sa langue maternelle, même si cela est interdit par l’Acte d’Union. Grâce à son action et à celle de ses collègues, il obtient en 1848 le droit à l’usage du français en Chambre par les élus du Canada-Uni.

Pour un gouvernement responsable

Dans les années 1840, Louis-Hippolyte La Fontaine s’allie avec le réformiste Robert Baldwin pour tenter d’obtenir une démocratie représentative au Canada-Uni. Il cherche ainsi à tirer le meilleur parti des circonstances, au moment où le pouvoir des Canadiens français est limité.

En 1848, Londres octroie à la colonie du Canada-Uni le gouvernement responsable demandé par Baldwin et La Fontaine. Pendant plusieurs décennies, les deux hommes inspireront d’autres politiciens issus des deux nations fondatrices du Canada, dont Georges-Étienne Cartier et John A. Macdonald, à travailler ensemble.

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