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Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

Le mouvement marxiste-léniniste du Québec des années 1970 et 1980

Audio fil du mardi 8 mai 2018
Une affiche de La Ligue communiste (marxiste-léniniste) du Canada montre des ouvriers qui lèvent le poing.

Détail d'une affiche de La Ligue communiste (marxiste-léniniste) du Canada

Photo : M éditeur

Les membres du groupe En lutte! et de la Ligue communiste (marxiste-léniniste) du Canada rêvaient d'un monde plus juste. L'auteur et ancien militant Gilles Morand raconte comment ce mouvement de la gauche révolutionnaire s'est infiltré dans les usines québécoises pour faire connaître ses revendications.

Gilles Morand adhère à la Ligue communiste en 1976 parce qu’il trouve que le Parti québécois ne va pas assez loin dans ses idées de gauche. Issu d’un milieu ouvrier, il subit l’influence du contexte de revendications de l’époque, ponctué de nombreuses grèves.

Un engagement politique très encadré
Dans les années 1970, il y a plusieurs groupes dans la mouvance de l’extrême gauche marxiste-léniniste. Des détails séparent les idéologies de ces groupes, parfois en friction. Ils ont toutefois en commun d’être dogmatiques et hiérarchiques, en plus de demander à leurs membres une grande implication.

Des militants de la Ligue communiste marxiste-léniniste lèvent leur poing lors d'une de leurs assemblées, à la fin des années 1970.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Militants de la Ligue communiste marxiste-léniniste lors d'une de leurs assemblées, à la fin des années 1970.

Photo : Radio-Canada / Télémag

Dans la Ligue communiste, Gilles Morand se fait d’abord connaître comme guitariste dans des assemblées avant d’intégrer une cellule dite territoriale. On lui confie la préparation du journal La Forge, distribué aux ouvriers de Valleyfield. Le fait qu’il a comme employeur une usine d’explosif est alors considéré comme stratégique.

On était un mouvement politique organisé qui avait en tête de faire la révolution. Il fallait être très structuré, et qu’il y ait une discipline.

Gilles Morand, auteur

De la clandestinité à la formation d’un parti
Quelques années après la crise d’Octobre, la clandestinité est nécessaire au mouvement marxiste-léniniste. Pour brouiller les pistes d’éventuels agents de la Gendarmerie royale du Canada, les militants se donnent des noms fictifs. De même, ils changent leurs lieux de réunions afin de ne pas être repérés.

En septembre 1979, La Ligue communiste (marxiste-léniniste) du Canada devient le Parti communiste ouvrier. Il présente 30 candidats aux élections fédérales du 18 février 1980, dont une dizaine dans la région de Montréal. Il recrute ses candidats au sein de groupements syndicaux et d’organisations communautaires.

En opposition à la souveraineté-association du Québec
Lors de la campagne référendaire de 1980, le Parti communiste ouvrier et En lutte! recommandent à leurs membres d’annuler leur vote. Selon Gilles Morand, un partisan de la première heure de l’indépendance, cette décision a contribué au déclin du mouvement.

Référence
L’époque était rouge : militer au Québec pour un avenir radieux dans un parti marxiste-léniniste (Nouvelle fenêtre), de Gilles Morand, M éditeur, 2017

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