•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

L’osstidcho, un spectacle improvisé révolutionnaire

Audio fil du vendredi 27 avril 2018
Robert Charlebois, Yvon Deschamps, Louise Forestier et Mouffe sur scène au Quat'Sous pour l'Osstidcho, en 1968.

Robert Charlebois, Yvon Deschamps, Louise Forestier et Mouffe sur scène au Quat'Sous pour l'Osstidcho, en 1968.

Photo : BAnQ / Centre d'archives de Montréal, fonds Journal Québec-Presse

En 1968, L'osstidcho a transformé à jamais le visage du Québec. D'abord présenté au Théâtre de Quat'Sous de Montréal, il mettait en vedette Robert Charlebois, Yvon Deschamps, Louise Forestier et Mouffe. La journaliste Marie-Christine Blais décrit la genèse de ce mythique spectacle de chansons qui a été un électrochoc pour bien des Québécois.

Reflet de la contestation américaine des années 1960, de Mai 68 en France et de l’effervescence québécoise de la Révolution tranquille, L’ostisscho voit le jour d’une façon inattendue. Produit par le Théâtre de Quat’Sous en juin 1968, il remplace à la dernière minute la pièce Les belles-sœurs, de Michel Tremblay, déplacée au Théâtre du Rideau vert.

Un espace de création mémorable
L’ostisscho marque une rupture dans l’histoire de la chanson québécoise.

Le Quatuor du nouveau jazz libre du Québec participent à l'Osstidcho sur la scène du Quat'Sous, en 1968 (de gauche à droite : Jean Préfontaine, Guy Thouin, Yves Charbonneau et Maurice Richard)Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le Quatuor du nouveau jazz libre du Québec sur la scène du Quat'Sous, en 1968 (de gauche à droite : Jean Préfontaine, Guy Thouin, Yves Charbonneau et Maurice Richard)

Photo : BAnQ / Centre d'archives de Montréal, fonds Journal Québec-Presse

Son titre et ses textes mettent le joual à l'honneur, et le spectacle donne libre cours à la folie comme jamais auparavant. On expérimente sur la musique du Quatuor de jazz libre du Québec et dans des sketches portant sur la vie quotidienne des Québécois.

Mis en scène par Paul Buissonneau, le spectacle se déroule sur un échafaudage. Les spectateurs découvrent des mélodies comme California et la célèbre Lindberg, interprétées par Robert Charlebois et Louise Forestier, ainsi que les monologues d’Yvon Deschamps.

Louise Forestier et Robert Charlebois chantent sur la scène du Théâtre de Quat'Sous lors de l'Osstidcho, en 1968.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Louise Forestier et Robert Charlebois sur la scène du Théâtre de Quat'Sous lors de l'Osstidcho, en 1968

Photo : BAnQ / Centre d'archives de Montréal, fonds Journal Québec-Presse

Compte tenu de son succès, L’osstidcho est repris à la Comédie canadienne en septembre 1968 sous le titre L'ossticho king size. En janvier 1969, la dernière version de l’œuvre collective, L’ossticho meurt, crée la controverse à la Place des Arts. Ce spectacle se termine par le discours de Martin Luther King « I Have a Dream », suivi par un coup de feu.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi