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Jacques Beauchamp
Audio fil du vendredi 20 avril 2018

L’art lyrique au Québec, des opérettes à l’Opéra de Montréal

Publié le

Léopold Simoneau et Pierrette Alarie chantent dans l'opéra L'enlèvement au sérail, diffusé en août 1967.
En 1967, Léopold Simoneau et Pierrette Alarie dans l'opéra L'enlèvement au sérail, de Mozart   Photo : Radio-Canada / André Le Coz

Alors qu'il n'était au Québec qu'un art importé jusqu'au 19e siècle, l'opéra a connu par la suite une effervescence dans la province. Formés dans des écoles de chant, des interprètes québécois se sont illustrés sur les plus grandes scènes du monde. Le musicologue Pierre Vachon raconte l'histoire de l'opéra à Montréal et au Québec au 20e siècle.

L’opéra connaît un succès au Québec au tournant du 20e siècle. Peu à peu, le répertoire anglais fait place à un répertoire francophone composé surtout d’opérettes. Des chanteurs européens installés à Montréal tentent d’y implanter une vie lyrique.

La Société canadienne d’opérette et les Variétés lyriques
En 1917, Honoré Vaillancourt crée la Société nationale d'opéra comique, qui devient en 1921 la Société canadienne d'opérette. Jusqu’à la crise économique des années 1930, cette première troupe permanente permet l’avènement d’un réseau d’artistes et encourage la création d’écoles de chant.

De 1936 à 1955, une autre troupe, les Variétés lyriques, compte des milliers d’abonnés. À cette époque, la radio et la télévision de Radio-Canada commencent à diffuser des opéras, ce qui contribue à en élargir le public.

Une série de chanteurs québécois font leurs armes aux Variétés lyriques. Ils s'emparent des grandes scènes, de sorte qu’il va y avoir une filière québécoise au Covent Garden de Londres dans les années 1950 et 1960.

Pierre Vachon, musicologue

L’émergence des chanteurs vedettes
Léopold Simoneau, Pierrette Alarie et Joseph Rouleau font partie des chanteurs d’opéra québécois qui se sont illustrés à l’étranger au milieu du 20e  siècle.

Dans les années 1940, la création des conservatoires au Québec entraîne une émergence de talents lyriques. Créé en 1941 par la soprano Pauline Donalda, l’Opera Guil donne aussi pendant trois décennies une impulsion à l’opéra montréalais en présentant des œuvres de répertoire, notamment de Verdi et de Rossini.

De 1971 à 1975, l’éphémère Opéra national du Québec fait prendre conscience aux gens du besoin d’avoir une maison d’opéra permanente. Cette volonté mène à la naissance de l’Opéra de Montréal, en 1980, et à l’Opéra de Québec, en 1983.

L’âge d’or de l’opéra québécois
Dans les années 1970 et 1980, la création lyrique québécoise connaît l’un de ses plus grands compositeurs, Claude Vivier. Aujourd’hui, des interprètes québécois, dont Marie-Nicole Lemieux et Karina Gauvin, comptent parmi les meilleurs au monde. Le metteur en scène Robert Lepage et le chef d’orchestre Yannick Nézet-Seguin s’illustrent aussi dans la création lyrique internationale.

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