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Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

Le mouvement Solidarité et la fin du régime communiste en Pologne

Audio fil du mercredi 18 avril 2018
Le syndicaliste et futur président polonais Lech Walesa parle aux grévistes des chantiers navals de Gdansk, en août 1980.

Le syndicaliste et futur président polonais Lech Walesa parle aux grévistes des chantiers navals de Gdansk, en août 1980.

Photo : Reuters

En août 1980, un vent de liberté soufflait sur la Pologne avec l'accord de Gdansk, qui reconnaissait enfin l'existence légale du syndicat Solidarité (Solidarnosc en polonais). Inspiré par un message d'espoir de Jean-Paul II, le peuple polonais s'est alors joint aux ouvriers pour réclamer la fin du totalitarisme. Le journaliste Bernard Lecomte raconte la marche de la Pologne vers la libération du régime communiste, qui se concrétise en 1990 par l'élection de Lech Walesa.

En juin 1979, le pape Jean-Paul II fait son premier voyage en Pologne, son pays natal. Dans des homélies prononcées devant des foules, il explique que l’avenir du pays passe par une solidarité face à un pouvoir totalitaire.

Au cours de l’été 1980, lors de la grève des chantiers navals de Gdansk, les Polonais ont encore le message du pape en tête. Ils demandent 21 conditions, dont une qui va faire l’histoire : l’indépendance syndicale face au Parti communiste. La société appuie cette revendication et crée un mouvement d’affranchissement de l’Union soviétique mené par le syndicaliste Lech Walesa.

Les Polonais n’ont jamais été communistes, ils n’ont jamais accepté ce régime. En plus, ils savent qu’ils ont un pape qui est avec eux, ils savent que le monde entier les regarde. De fil en aiguille, ce syndicat de Solidarité devient un mouvement de solidarité comprenant plus de 10 millions de personnes.

Bernard Lecomte, journaliste

La répression du général Jaruzelski
L’obtention de la liberté d’organisation syndicale par l’accord de Gdansk en août 1980 fait de Solidarité une nouvelle force politique et sociale. Pour réprimer ce mouvement, le chef du gouvernement polonais, le général Jaruzelski, impose la loi martiale en décembre 1981.

Le chef du gouvernement polonais lors d'un discours à Varsovie, en juillet 1981.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le général Wojciech Jaruzelski en 1981

Photo : Getty Images / Keystone

Il arrête les 4000 principaux dirigeants du syndicat Solidarité, dont Lech Walesa.

Alors que le peuple est sur le bord du soulèvement, la présence des chars soviétiques empêche un renversement du gouvernement.

L’accord de la « table ronde » et les élections de 1990
L’arrivée de Mikhaïl Gorbatchev à la tête de l’Union soviétique en 1985 donne un grand espoir au peuple polonais. Dès lors, on sent de moins en moins possible l’envahissement du pays par les Soviétiques.

En 1988, le général Jaruzelski peine à rétablir l’économie, désastreuse, de son pays et organise les négociations de la « table ronde » avec le mouvement Solidarité. En 1989, les pourparlers aboutissent à la tenue d’élections partiellement libres, remportées par Solidarité. Pour la première fois depuis 1945, il y a un gouvernement en Pologne qui n’est pas communiste.

En décembre 1990, les Polonais élisent Lech Walesa à la présidence de leur pays avec 77 % des voix. Le chef de Solidarité prend alors la place du général Jaruzelski, neuf ans après que ce dernier l’eut fait arrêter.

Référence
L’histoire du communisme pour les nuls (Nouvelle fenêtre), Bernard Lecomte, 2017

L'animateur Jacques Beauchamp et Lech Walesa se sont rencontrés en 2009, lors du 20e anniversaire de la révolution polonaise.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'animateur Jacques Beauchamp en compagnie de Lech Walesa en 2009, lors du 20e anniversaire de la révolution polonaise

Photo : Collection personnelle de Jacques Beauchamp

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