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Jacques Beauchamp
Audio fil du lundi 9 avril 2018

Louis Armstrong, le roi du jazz

Publié le

Gros plan sur l'artiste soufflant dans sa trompette sous les feux de la scène.
Louis Armstrong en concert à Paris en juin 1965.   Photo : Getty Images / AFP

Maître incontesté de la trompette, Louis Armstrong a transporté le jazz, une musique de fanfare, vers de nouveaux sommets au début du 20e siècle. Il lui a donné un encadrement toujours employé aujourd'hui. Celui qu'on surnommait Satchmo a exercé une influence considérable sur la musique en général, montrant la voie à Miles Davis comme à Bing Crosby, raconte l'animateur Stanley Péan.

« Il a pris cette musique locale et folklorique de La Nouvelle-Orléans pour l’imposer comme une musique universelle. »

Emmouraché toute sa carrière durant du style de sa ville natale, La Nouvelle-Orléans, Louis Armstrong a structuré le jazz de manière à révéler un musicien à la fois lors des segments improvisés des pièces jouées.

Le style Louis Armstrong : puissance et évocation
Le son du musicien déployait une puissance inouïe et se démarquait par son esprit chatoyant, analyse Stanley Péan, animateur de Quand le jazz est là, sur les ondes d’ICI Musique.

« Louis Armstrong, c’est un son triomphal, un son extrêmement mâle », dit-il.

Le musicien, né à La Nouvelle-Orléans en 1901, avait une voix rauque identifiable parmi mille. Cette particularité sonore était causée par des excroissances aux cordes vocales. Son organe a bien failli être modifié par le bistouri du chirurgien, deux fois plutôt qu’une, heureusement sans succès.

Apprendre la musique dans la rue et en prison
Abandonné par son père et sa mère, Armstrong a passé l’essentiel de ses journées d’enfance à parcourir les rues, offrant aux passants ses talents de jeune chanteur contre quelques sous. Une bourde l’a mené dans une école de réforme, où il a appris à jouer du cornet, un instrument proche de la trompette.

Il s’est joint par la suite à l’orchestre de Joe Oliver, à Chicago, au sein duquel il a obtenu le poste de deuxième trompettiste, derrière Oliver lui-même. C’est celui-ci qui a invité ensuite Armstrong à se lancer en solo, le jugeant beaucoup trop talentueux pour évoluer au sein d’un orchestre.

Une carrière à son sommet dans les années 1920 et 1930
En 1934, une blessure aux lèvres a forcé le musicien à prendre une pause complète d’un an. À son retour à la musique, il a été contraint de revoir la manière dont il soufflait dans son instrument. Son contrôle n’était plus le même et le son qu’il émettait a perdu dès lors un soupçon de virtuosité.

Dans les années 1940, il a élargi considérablement le cercle de ses admirateurs, en jouant notamment quelques rôles au cinéma, dont certains aux côtés de la chanteuse Billie Holiday.

Avec les années, Satchmo a délaissé de plus en plus la trompette au profit de sa voix. Cela ne l’a pas empêché d’obtenir du succès, au contraire, comme en ont font foi la popularité des pièces Hello Dolly et What a Wonderful World.

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