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Jacques Beauchamp
Audio fil du lundi 12 mars 2018

Le faste de la vie de cour pour asseoir le pouvoir de Napoléon Bonaparte

Publié le

Peinture officielle montrant l'empereur debout, portant son tricorne et ayant la main droite dans sa veste. Joséphine est assise à ses côtés.
L'empereur Napoléon 1er en compagnie de sa femme, Joséphine de Beauharnais, dans les jardins du château de Malmaison.   Photo : Getty Images / George Cruikshank, d'après une illustration d'Isabey

Le 2 décembre 1804, dans un élan de vanité, Napoléon Bonaparte s'est couronné empereur de France. Il s'agissait d'un tour de force, puisque 15 ans plus tôt, la Révolution a entraîné la décapitation de la royauté française. Pour se donner une prestance digne des plus grands souverains, Napoléon a ainsi rétabli une cour qui jouait sur la splendeur et la magnificence, souligne le conservateur Sylvain Cordier.

Arrivé au pouvoir grâce à un coup d’État, Bonaparte opte pour la monarchie afin d’assurer la stabilité politique dans son pays. Il souhaite apaiser la conscience d’une partie de la population qui a été choquée par la chute de Louis XVI, en 1789.

Le retour du faste et de l’opulence
Ce retour à la monarchie ressuscite le faste et les traditions de l’ancienne cour. À sa tête, Napoléon devient le monarque qui a l’œil à tout. Fort de ces pouvoirs sans partage, Napoléon nomme lui-même les diplomates, les militaires, les juges et les fonctionnaires.

« La cour joue sur la splendeur, sur la magnificence des objets et des espaces mis en scène pour le pouvoir », explique Sylvain Cordier, conservateur des arts décoratifs anciens du Musée des beaux-arts de Montréal et commissaire de l’exposition Napoléon : art et vie de cour au palais impérial.

Pour constituer cette cour, Bonaparte s’entoure de membres des familles aristocratiques qui ont fui la France lors de la Révolution. Une coalition est créée entre ces derniers et ceux qui les avaient chassés, les généraux de la Révolution.

Une cinquantaine de palais sont mis à la disposition de Napoléon Bonaparte et de sa suite.

Portrait de Napoleon, empereur de France, en 1805, par François-Pascal-Simon Gérard, Château de Fontainebleau-Musée Napoléon Ier
Portrait de Napoleon, empereur de France, en 1805, par François-Pascal-Simon Gérard, Château de Fontainebleau-Musée Napoléon Ier   Photo : RMN-Grand Palais / Art Resource, NY / Gérard Blot

La paix à Malmaison
Le havre de paix de Bonaparte est le château de Malmaison, à l’ouest de Paris. Bourreau de travail, l’empereur n’a que très peu de moments de loisir. C’est à cette « maison de campagne » qu’il les écoule.

Six grands officiers dirigent la cour. Ces officiers se chargent de la gestion et du bon ordre au sein de la cour, afin qu’elle soit menée selon les critères d’excellence traditionnellement requis à l’époque des rois de France.

Le plus important d’entre eux est le grand maréchal du palais. Il gère l’ensemble de la vie de palais : choisir les fournitures, diriger les services de banquets et organiser la sélection des œuvres d’art et de la décoration.

Une image d’empereur durable
Le célèbre tricorne noir qui orne sa tête sur les peintures officielles de l’époque et la façon dont Napoléon place sa main dans sont gilet sont devenus des marques de commerce de son statut d’empereur. L’apport des artistes a été majeur dans la construction de cette aura napoléonienne. La mise en scène générale dont a bénéficié Napoléon fait en sorte que son image nous interpelle encore, près de 200 après sa mort.

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