•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La rivalité Québec-Montréal, un phénomène durable

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30

La rivalité Québec-Montréal, un phénomène durable

Audio fil du mardi 20 février 2018
Le cap Diamant où se trouve le château Frontenac, à Québec, et une vue de Montréal au pied du mont Royal.

Détails de publicités du Canadien Pacifique et de l'Office du tourisme du Québec

Photo : Pinterst /Canadien Pacifique / Office du tourisme du Québec

« La rivalité Montréal-Québec s'inscrit jusqu'à un certain point dans la géographie du fleuve, à cause des obstacles à la navigation et de la position des deux villes. » Le professeur d'histoire Harold Bérubé retrace l'évolution de la concurrence entre la capitale et la métropole du Québec, une opposition qui remonte à plusieurs siècles.

Au début du 19e siècle, Québec est avantagée comme ville portuaire et commerciale. Mais en quelques décennies, les élites montréalaises développent leurs installations portuaires et finissent par imposer leur domination économique vis-à-vis la capitale.

Une guerre de clochers qui a touché la sphère politique
Au cours des dernières décennies du 19e siècle, l’affrontement entre les deux villes se déplace dans les sphères religieuse et politique. Mgr Ignace Bourget, à Montréal, et Mgr Taschereau, à Québec, ont des visions opposées. En 1876, cet antagonisme fait en sorte que Rome propose une succursale de l’Université Laval à Montréal afin de satisfaire Mgr Bourget, qui voulait une université catholique pour sa métropole.

Le Grand Tronc s’installe à Montréal en 1852 et le Canadien Pacifique, en 1881. Ces deux principales entreprises du secteur ferroviaire du Canada construisent un réseau qui favorise les intérêts de la ville et tardent à y raccorder Québec. Si une ligne de chemin de fer passe près de Québec au sud du fleuve en 1853, la capitale n’obtient un raccordement direct qu’en 1879.

La position sur le fleuve avantage Montréal, mais c’est sa position dans le réseau ferroviaire qui cimente sa domination de manière écrasante.

Harold Bérubé, professeur d’histoire

La rivalité culturelle et sportive entre Québec et Montréal
Dans la première moitié du 20e siècle, un courant littéraire régionaliste à Québec s’oppose à des œuvres plus ouvertes sur le monde à Montréal. Il y a aussi des échanges vifs, remplis de stéréotypes, entre les milieux intellectuels des deux villes. Québec est vue comme étant ennuyante et conservatrice alors que Montréal est accusée de noyer la culture canadienne-française en raison de son côté cosmopolite.

Au hockey, la compétition entre les Nordiques et les Canadiens, qui symbolise celle entre Québec et Montréal, atteint son paroxysme lors du match du Vendredi saint, le 20 avril 1984. En pleine série, les joueurs des deux équipes se battent sur la glace dans une manifestation spectaculaire qui entraîne 252 minutes de punitions.

Selon moi, la rivalité devient un raccourci rhétorique. On a parfois l’impression que Montréal et Québec finissent par éclipser le reste du Québec, à devenir le pôle de référence pour la société québécoise.

Harold Bérubé, professeur d'histoire
Des joueurs des Canadiens et des Nordiques lors de la bataille du Vendredi saint du 20 avril 1984Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des joueurs des Canadiens et des Nordiques lors de la bataille du Vendredi saint du 20 avril 1984

Photo : PC/Arne Glassbourg

Les tribunes de Radio-Canada.ca font peau neuve

Les tribunes de Radio-Canada.ca sont actuellement fermées pour permettre de grandes rénovations destinées à rendre votre expérience encore plus agréable.

Quelques points à retenir:

  • Vos nom d'usager et mot de passe demeurent inchangés
  • Les commentaires publiés ces derniers mois seront transférés graduellement
  • La modération des commentaires se fera selon les mêmes règles.
Nous croyons que ce changement rendra votre expérience sur Radio-Canada.ca encore plus intéressante et interactive.

À plus tard!

L'équipe de Radio-Canada.ca

Vous aimerez aussi