•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Harry Truman, le président par accident devenu un géant de la politique

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

En reprise tout l'été
Du lundi au vendredi de 23 h 30 à minuit

Harry Truman, le président par accident devenu un géant de la politique

Audio fil du lundi 19 février 2018
Photo d'archives sur les marches d'un édifice. Les trois dirigeants sourient.

Winston Churchill, Harry S. Truman et Staline se serrent la main lors de la conférence de Postdam, en juillet et août 1945.

Photo : Getty Images / AFP

Devenu président des États-Unis de façon inattendue, Harry Truman a fait mentir ceux qui le croyaient de trop faible envergure pour occuper ce poste. En huit ans de règne, il a non seulement mis fin à la Seconde Guerre mondiale en utilisant l'arme nucléaire contre le Japon, mais il a aussi établi le plan Marshall pour reconstruire l'Europe. Droit et honnête, il était un farouche anticommuniste, raconte l'historien André Champagne.

Harry Truman est un homme du peuple. Il a été élevé dans une ferme. Partisan des réformes sociales, il est élu une première fois en tant que sénateur à l’âge de 50 ans.

Peu instruit, il se bâtit une éducation en lisant beaucoup, en se documentant sans cesse.

Il fait mille et un métiers, subit nombre de faillites et d’échecs financiers.

En route vers la vice-présidence
Malgré cette série d'échecs, Harry Truman conserve sa réputation d’homme droit et honnête. Durant la Seconde Guerre mondiale, par le biais d’une commission qu’il dirige, Truman permet de faire économiser plusieurs milliards de dollars aux Américains en supervisant de façon très serrée les dépenses du gouvernement pour l’effort de guerre.

Quand on lui offre de devenir vice-président sous Franklin Roosevelt, Truman n’y croit pas trop. Il accepte finalement et est élu en novembre 1944. Il devient président 82 jours plus tard. Toutefois, Roosevelt, qu’il n’a rencontré que deux fois avant la mort de celui-ci, ne l’informe pas de tous les enjeux majeurs qui se pointent à l’horizon.

Il demeure que l’Allemagne signe son acte de capitulation quelques semaines après l’arrivée au pouvoir du président Truman.

Le président sourit au volant de sa voiture et salue de la main droiteAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président américain Harry S. Truman au volant d'une voiture de marque Ford, en août 1945.

Photo : Getty Images / Keystone

Le dilemme nucléaire
Dès ses premiers pas au pouvoir, Truman est confronté à un choix insoutenable : utiliser ou non l’arme nucléaire. L’opinion publique américaine réclame le retour des soldats depuis un moment. On ne veut plus de la guerre contre le Japon. La pression de porter le grand coup se fait sentir sur ses épaules de président. Il autorise le bombardement de deux villes japonaises, Hiroshima et Nagasaki.

Il est réélu en 1948.

Farouche anticommuniste, le démocrate modéré propose le plan Marshall pour accélérer la reconstruction de l’Europe. On espère ainsi endiguer les idéaux communistes de Joseph Staline et éviter leur prolifération en Europe occidentale.
L’engagement, en 1950, des États-Unis dans la guerre de Corée participe aussi de cette volonté de limiter l’expansion territoriale du régime soviétique. En 1953, Harry Truman ne se présente pas pour briguer un autre mandat.

Il meurt en 1972.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi