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Jacques Beauchamp
Audio fil du mercredi 14 février 2018

La Grande Muraille, rare vestige de la Chine impériale

Publié le

Une petite partie de la Grande muraille de Chine
Une petite partie de la Grande muraille de Chine   Photo : EPA/ROLEX DELA PENA

Remarquable par sa démesure et par son inscription au coeur d'un paysage serpenté, la Grande Muraille de Chine est l'un des seuls vestiges de la Chine pré-maoïste. Evelyne Ferron raconte l'histoire de ce grand mur érigé pour protéger les frontières. Elle déboulonne le mythe de sa splendeur uniforme : la muraille est en fait rudimentaire et déconstruite en de nombreux endroits.

Il ne reste à peu près rien des palais grandioses et des monuments majestueux construits en Chine par la dynastie Ming entre 1368 et 1944, le régime de Mao Zedong ayant voulu éliminer les traces du passé. Voilà pourquoi la Grande Muraille, du moins le tronçon le plus connu et le mieux conservé, se déployant aux alentours de Pékin, est un élément clé du patrimoine chinois. Il s’agit presque de la seule construction pouvant témoigner du passé impérial du pays.

Ce qu’on appelle la Muraille de Chine est en vérité un ensemble de murs dont la construction remonte à bien plus loin, s’étant initialement déroulée plus de 200 ans avant Jésus-Christ. Les Ming ont érigé entre 1638 et 1644 la section aujourd’hui prisée par les touristes du monde entier.

Une histoire de protection et de prospérité
Quand le premier empereur chinois, Qin Shi Huang, prend le pouvoir de son nouveau territoire, la Chine est encore constituée d’un ensemble de tribus et de populations nomades. L'unification des nombreux murs en une longue muraille ceinturant le pays est une manière pour lui d'unifier le pays, mais surtout de protéger le territoire contre des invasions nomades et semi-nomades. La Grande Muraille est avant tout une barrière de protection.

Plus tard, la dynastie Ming s’assure que la muraille passe à travers la route de la soie et y installe des postes de péage. Les taxes collectées rendent l’empire très prospère. Presque de tous temps, d’ailleurs, la Muraille est lucrative. C’est encore plus vrai aujourd’hui grâce aux millions de touristes qui viennent s’y photographier chaque année.

Un déclin inévitable
La route de la soie assure le maintien et la prospérité de la Grande muraille jusqu’au milieu de 15e siècle, moment où les Européens font de plus en plus le transport des épices par la mer, profitant des avancées de la navigation. De nombreuses parties du mur, notamment les plus anciennes, fabriquées en terre battue, tombent en désuétude.

La guerre fait aussi la vie dure à la muraille. Quand les mandchous envahissent le pays en 1644, ils réussissent à la percer et à la détruire en partie.

Aujourd’hui, elle se dégrade encore : les touristes en collectent des morceaux, parfois pour les vendre en ligne à gros prix, et cela contribue à en affaiblir les structures.

Jacques Beauchamp sur la muraille de Chine
L'animateur Jacques Beauchamp visite la muraille de Chine en 2006.   Photo : Gracieuseté de Jacques Beauchamp

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