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En 1988, « Eddie the Eagle » réalise son rêve olympique à Calgary

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30

En 1988, « Eddie the Eagle » réalise son rêve olympique à Calgary

Audio fil du vendredi 9 février 2018
Le skieur britannique Eddie «The Eagle» Edwards.

Le skieur britannique Eddie «The Eagle» Edwards.

Photo : Rex Features/The Guardian

Vedette des Jeux olympiques de Calgary en 1988, où il s'est illustré en saut à ski, le Britannique Michael Edwards, surnommé Eddie the Eagle, a marqué l'histoire olympique par sa ténacité. Son parcours atypique est toutefois controversé, raconte le journaliste Pierre Houde. Là où les sportifs les plus élitistes ont vu de la médiocrité, le grand public a applaudi une personnalité charmante et pugnace.

Héros au Royaume-Uni et source d’embarras pour l’Association olympique britannique, Eddie l’aigle a connu une carrière olympique mouvementée. Ceux qui, comme Pierre Houde, étaient à Calgary en 1988, n’ont jamais pu oublier l’ardeur de ce skieur, qui réalisait là un rêve d’enfance, son large sourire ne faiblissant jamais. Premier Britannique à s’illustrer dans cette discipline et sans grande expérience, il a fini 58e, mais a conquis les médias et le public grâce à une personnalité attachante et un formidable récit de vie.

Le rêve d’un petit garçon persévérant
Fasciné par les Jeux olympiques de 1976, qu’il avait regardés à la télé, Michael Edwards a commencé à s’intéresser au ski dès la tendre enfance. Un voyage scolaire, à 14 ans, dans un centre de ski en Italie, a confirmé son intérêt pour le sport et les émotions fortes : il pratiquait déjà le ski de descente de manière risquée et audacieuse, n’ayant peur de rien.

Devenu mécanicien de ski tout en continuant de pratiquer son sport, il a d’abord tenté de se qualifier pour les Jeux olympiques en ski de descente. Son entraînement au sein de la Fédération britannique lui a rapidement ouvert les portes des grandes compétitions internationales, sans toutefois lui permettre de participer aux Jeux de Sarajevo, en 1984. Il a alors fait le choix d’aller aux États-Unis, à Lake Placid, pour bifurquer vers le saut à ski, une discipline moins onéreuse. Il avait aussi réalisé que les standards y étaient moins élevés et qu’il aurait une meilleure chance de se qualifier.

Avec de l’équipement usagé trouvé dans une vieille boîte, il a rapidement progressé. Michael Edwards ne faisait rien comme les autres.

Calgary, lieu de tous les possibles
Son histoire avait précédé son arrivée en Alberta, où un groupe d’admirateurs, des employés de Shell, l’ont surnommé « Eddie the Eagle », surnom inscrit sur une énorme banderole tendue au-dessus de la foule. Avant même que les Jeux n’aient commencé, il était la coqueluche des médias, une vedette instantanée.

La lune de miel avec l’univers olympique a été de courte durée. Le Comité international olympique a par la suite modifié ses règlements pour empêcher la participation de tels athlètes hors-norme, obligeant tous ceux souhaitant participer aux Jeux à se classer parmi les 50 meilleurs mondiaux au moins une fois lors d'une compétition internationale. Eddie est toutefois demeuré proche du monde sportif, développant par la suite une carrière d’avocat au service des athlètes.

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