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Le « miracle sur glace » de 1980, ou comment les États-Unis ont renversé l'URSS au hockey

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

Le « miracle sur glace » de 1980, ou comment les États-Unis ont renversé l'URSS au hockey

Photo prise sur la glace sur laquelle on voit les joueurs munis de tout leur équipement.

Les hockeyeurs américains et soviétiques se serrent la main après la victoire américaine inespérée, en demi-finale du championnat olympique de hockey de Lake Placid, en 1980.

Photo : Getty Images / Steve Powell

Un exploit rare. Aux Olympiques de 1980, l'équipe américaine de hockey, inexpérimentée, est parvenue à battre les tout-puissants Soviétiques, lors d'un match de demi-finale qualifié de véritable petit « miracle sur glace ». Un tour de force de l'entraîneur Herb Brooks, qui a ensuite permis aux Américains de remporter l'or, souligne le chroniqueur de hockey Martin Leclerc.

L’URSS arrive à Lake Placid avec une équipe hors norme, quatre fois d’affilée médaillée d’or au hockey olympique. Des joueurs de stature légendaire s’alignent pour le pays : Tretiak dans les buts, Kharlamov et Makarov à l’avant, de même que Vasiliev et Fetisov à la défense.

Les joueurs soviétiques bénéficient d’un fort lien les unissant, puisqu’ils passent ensemble 11 mois par année en retraite fermée. L’entraîneur Viktor Tikhonov les mène d’une main de fer.

De son côté, l’équipe américaine est très jeune. La majorité des joueurs américains sont des collégiens qui n’ont jamais joué de hockey international. Le partage des forces entre les deux équipes semble totalement déséquilibré.

Un contexte politique et social plutôt lourd
Quelque temps avant les Olympiques, l’URSS a envahi l’Afghanistan. Du côté des États-Unis, l’atmosphère est sombre, politiquement parlant. L’ambassade américaine en Iran a été prise d’assaut par des manifestants; un conflit qui va durer 444 jours.

De plus, sur le continent américain, les contrecoups du choc pétrolier des années 1970 font encore très mal. L’économie est en crise.

Un tournoi préparé de main de maître
L’entraîneur Herb Brooks bâtit son équipe en misant sur l’alchimie et l’entraînement, en s’inspirant des philosophies soviétique et canadienne.

« Herb Brooks réalise une préparation nonorthodoxe. Il écrit un questionnaire de plus de 300 questions pour mieux cerner les joueurs qui vont faire partie de son équipe. »

L’entraîneur comprend qu’il n’a pas le choix de soumettre ses athlètes à des entraînements extrêmement rigoureux s’il veut rivaliser avec les puissants Soviétiques. Le travail paye puisque d’entrée de jeu, les Américains causent la surprise au tournoi en faisant match nul contre la Suède et en l’emportant ensuite contre la Tchécoslovaquie.

Un match URSS–États-Unis très attendu
L’impensable se produit en milieu de troisième période, lorsque les Américains arrivent à prendre les devants dans le match contre leurs puissants adversaires.

« Dès ce moment, les Soviétiques comprennent qu’ils sont en sérieuse difficulté. Leur élégance et leur implacable structure de jeu s’effondrent. En face, les jeunes Américains sont littéralement transportés par ce but. »

Fait étonnant : il n'y a pas de retransmission en direct du match aux États-Unis, ce soir du 22 février 1980. Le réseau ABC l’enregistre pour le diffuser quelques heures plus tard. Seules les 8000 personnes entassées dans l’aréna de Lake Placid assistent à ce moment historique au moment où il se déroule. Il demeure que la commotion au pays est totale. David vient de terrasser Goliath.

Cette victoire sera désignée comme l’événement le plus important du sport au 20e siècle par le magazine Sports Illustrated. Deux jours plus tard, les États-Unis remporteront la médaille d’or contre la Finlande, couronnant une séquence de rêve.

- Reportage sur le « miracle sur glace » de 1980 (en anglais)

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