Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Jacques Beauchamp
Audio fil du vendredi 2 février 2018

Jackie Kennedy, l’élégante première dame qui avait soif de culture

Publié le

Jacqueline Bouvier Kennedy en 1961, souriant à la caméra (photo en noir et blanc)
Jacqueline Bouvier Kennedy en 1961   Photo : Getty Images / Kennedy Library Archives/Newsmakers

En plus de parfaire une image d'élégance qui a fait légende, Jackie Kennedy était mordue de culture et a grandement contribué à valoriser le patrimoine américain. Femme de lettres et de goût, ainsi que communicatrice exceptionnelle, la première dame était bien plus qu'une image, nous dit la politologue Karine Prémont, qui se passionne néanmoins pour les Kennedy en tant qu'icônes télévisuelles.

Jackie a incarné l’élégance, mais elle a aussi incarné le dynamisme et l’indépendance d’esprit.

Karine Prémont

C'est indéniable : le couple Kennedy a parfaitement su maîtriser les codes d’une société qui basculait peu à peu dans la culture de l’image. Les passages à l’écran de cette femme exceptionnellement belle et toujours tirée à quatre épingles ont marqué les esprits, à une époque où la télévision gagnait en importance, mais Jackie Kennedy doit aussi être reconnue pour avoir fait souffler un vent de jeunesse à la Maison-Blanche. Elle favorisait le foisonnement de la vie culturelle à Washington, organisant des fêtes et des soirées mondaines, ouvrant la porte aux artistes, aux scientifiques et aux autres créatifs.

Diplômée de la Sorbonne et de l’Université George Washington en littérature française et en histoire, celle qui est née sous le nom de Jacqueline Bouvier (d’un père d’origine française) était une érudite. En entrevue, elle se faisait toujours modeste et n’insistait pas sur son rôle de conseillère auprès du président John F. Kennedy, « mais nous savons aujourd’hui, dit Karine Prémont, qu’elle discutait abondamment politique avec lui, notamment pendant la crise des missiles, et qu’elle lui suggérait des lectures et rédigeait certains discours pour lui. »

Jackie Kennedy et sa fille Caroline (photo non-datée)
Jackie Kennedy et sa fille Caroline (photo non-datée)   Photo : AFP

Préserver le patrimoine, une mission
Le grand projet de Jackie Kennedy, en tant que première dame, aura été de faire de la Maison-Blanche un lieu culturel et historique reconnu, « un musée digne de ce nom mais aussi une maison du peuple ».

« Ses accomplissements ont été nombreux, relate Karine Prémont. Elle a renforcé le caractère historique de la Maison-Blanche en mettant en valeur ses meubles et ses artefacts patrimoniaux. Elle a rehaussé certaines pièces laissées à l’abandon. En 1961, elle a créée la fonction de conservateur permanent à la Maison-Blanche. »

Un couple mythique, une fin tragique

Le président John F. Kennedy et Jacqueline Kennedy
Le président John F. Kennedy et Jacqueline Kennedy Photo : Getty Images/National Archives

Certes, les infidélités de John F. Kennedy sont notoires. Sa femme aurait aussi eu, selon différentes versions qui circulent, une certaine vie adultérine. Ils faisaient chambre à part, mais la légende veut qu’ils s’aimaient tout de même beaucoup et que leurs voyages leur permettaient de mieux vivre leur intimité.

Quand le président Kennedy a été assassiné à Dallas le 22 novembre 1963, l’Amérique a observé à la télé une Jackie Kennedy sous le choc, mais qui demeurait stoïque et digne, dans sa robe Chanel tachée de sang. Devenue veuve à 34 ans, elle s’est plus tard remariée au milliardaire grec Aristote Onassis, non sans faire légèrement scandale aux États-Unis.

Chargement en cours