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Jacques Beauchamp
Audio fil du vendredi 17 novembre 2017

Oscar Peterson : un Montréalais parmi les géants du jazz

Publié le

Oscar Peterson au piano avec deux musiciens de son trio en arrière-plan, dans un studio de télévision.
Oscar Peterson en prestation avec Ed Thigpen à la batterie et Ray Brown à la contrebasse, en février 1964.   Photo : Radio-Canada / André Le Coz

Natif de la Petite-Bourgogne, Oscar Peterson (1925-2007) a fait une brillante carrière aux États-Unis et dans le monde. Il a joué avec les meilleurs musiciens de son époque, dont Ray Brown, Herb Ellis, Louis Armstrong, et a accompagné les légendaires Ella Fitzgerald et Billie Hollyday. L'animateur à ICI Musique Stanley Péan rappelle la place occupée par ce grand pianiste canadien dans l'univers du jazz.

La sœur d’Oscar Peterson lui enseigne le piano avant qu’il décide de s’y consacrer à l’adolescence. À 15 ans, il se produit dans des boîtes de nuit montréalaises avec le Johnny Holmes Orchestra. Il s’imprègne alors de boogie-woogie et de swing.

Doté d’une extrême virtuosité, Oscar Peterson devient une attraction. De passage à Montréal à la fin des années 1940, l’impresario et producteur Norman Granz entend une de ses prestations à la radio. Il l’invite ensuite à participer à Jazz at the Philharmonic, à New York. C’est un tournant pour la carrière du pianiste. Dès lors, on l’invite à jouer sur les grandes scènes du monde. Il se produit avec des musiciens vedettes qui le surnomment « l’homme aux quatre mains ».

Un maître de l’improvisation
Selon certains critiques, Oscar Peterson surpasse au piano son idole de jeunesse, Art Tatum, en intégrant dans son jeu différentes innovations du jazz moderne.

Oscar Peterson allie une coordination technique, de l'inspiration et une grande connaissance des formules rythmiques du boogie-woogie et du swing. De la main droite, il déploie des mélodies avec beaucoup d’imagination.

Ce qui ressort de son jeu, c’est cette extraordinaire indépendance des deux mains. Elles dialoguent comme si ce n’était pas la même personne qui jouait avec elles.

Stanley Péan, animateur

Le musicien conserve l’indépendance des deux mains dans son jeu jusqu’à ce que sa main gauche soit affaiblie après un arrêt cardiaque, dans les années 1990. Même avec ce handicap, il a continué à mieux jouer que la plupart des grands pianistes de jazz.

Deux des compositions d’Oscar Peterson choisis par Stanley Péan :

Hymn to Freedom (1962), une prise de position, sur un air gospel, contre le racisme systémique :

Place Saint-Henri (1964), une pièce en hommage au quartier de son enfance :

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