•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Marie de l’Incarnation, grande bâtisseuse de la Nouvelle-France

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

Marie de l’Incarnation, grande bâtisseuse de la Nouvelle-France

Marie de L'Incarnation tient une croix en bois.

Portrait de Marie de L'Incarnation attribué au peintre Hugues Pommier

Photo : Archives des Ursulines de Québec

Canonisée au printemps 2014 (Nouvelle fenêtre) par le pape François, Marie de l'Incarnation a consacré une partie de sa vie à évangéliser les Autochtones en Nouvelle-France. Elle a aussi fondé une congrégation religieuse et contribué au développement de la colonie. La sociologue Françoise Deroy-Pineau rappelle le parcours de cette femme d'exception.

Née Marie Guyart à Tours, en 1599, Marie de l’Incarnation a, dès l’âge de 7 ans, l’intuition qu’elle se consacrera à Dieu. Mariée très jeune, elle devient mère de famille monoparentale lorsque son mari meurt. Elle fait alors le choix de demeurer veuve pour élever son fils.

Une mystique d’action
En 1632, Marie de l’Incarnation abandonne son fils pour entrer au cloître des Ursulines à Tours. Quelques années plus tard, la lecture des Relations des Jésuites lui donne l’idée d’aller enseigner en Nouvelle-France.

À 40 ans, Marie de l’Incarnation quitte son pays et sa famille pour s’installer en Nouvelle-France. Elle débarque à Québec le 1er août 1639, puis y fait bâtir un monastère. En plus de jouer un rôle important dans l’éducation des jeunes filles, la religieuse tente de convertir les Autochtones à la religion catholique. Pour y parvenir, elle apprend quatre langues amérindiennes.

Se consacrer au développement de la colonie
Le monastère qu’a fait bâtir Marie de l’Incarnation est un pôle de la vie quotidienne dans la société de la Nouvelle-France. Visitée dans son parloir, la religieuse recueille un nombre important d’informations qu’elle diffuse dans ses lettres. Elle se trouve ainsi au centre d’un réseau qui favorise la cohésion sociale de la colonie.

Jusqu’à son décès, survenu en 1672 à Québec, Marie de l’Incarnation écrit une dizaine d’ouvrages et écrits spirituels, des milliers de lettres. On y trouve toutes sortes de détails sur la culture et sur l’organisation du commerce en Nouvelle-France.

Sans les lettres de Marie de l’Incarnation, il y a des choses qu’on ne saurait pas sur la vie des premiers temps en Nouvelle-France.

Françoise Deroy-Pineau, sociologue

Le documentaire Folle de Dieu (2008), de Jean-Daniel Lafond (ONF) :

Référence
Marie de l’Incarnation – Marie Guyart femmes d’affaires, mystique, mère de la Nouvelle-France (Nouvelle fenêtre), Françoise Deroy-Pineau, Fides, 1999

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi