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Jacques Beauchamp
Audio fil du jeudi 12 octobre 2017

Simonne Monet-Chartrand, femme de tous les combats

Publié le

Gros plan de Simonne Monet-Chartrand en noir et blanc
Simonne Monet-Chartrand à l'émission Femme d'aujourd'hui, en 1968   Photo : Radio-Canada

Au cours d'une vie ponctuée d'engagements multiples, Simonne Monet-Chartrand (1919-1993) a souvent milité auprès de son mari, le syndicaliste Michel Chartrand, un homme dont elle partageait les idées. La professeure de sciences des religions Catherine Foisy raconte le parcours inspirant de la militante.

Issue de la bourgeoisie, Simonne Monet-Chartrand s’implique dans la Jeunesse étudiante chrétienne (JEC) pendant ses études universitaires. Elle rencontre alors Michel Chartrand, celui qui deviendra son compagnon d’armes. En 1942, la jeune femme choisit de rompre avec son milieu pour épouser ce contestataire.

Des luttes sociales et syndicales
Il y a des parallèles constants entre les étapes de la vie de Simonne Monet-Chartrand et ses engagements. Mère de sept enfants, elle se porte à la défense du statut de mère de famille. Avec son mari, elle fonde des coopératives de vêtements et des entreprises sociales.

Simonne Monet-Chartrand mène beaucoup de ses combats dans l’ombre. Elle donne des formations, parle dans des associations féministes et aide des femmes de grévistes.

Une pacifiste
La militante adopte la cause pacifiste dès 1939, au moment du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Cette année-là, elle se trouve à Washington à une rencontre universitaire pour la bonne entente entre les peuples. Dans les années 1960, elle s’oppose aux armes nucléaires et assiste à une conférence internationale sur la paix en Russie, comme déléguée du Parti communiste.

Une féministe
Simonne Monet-Chartrand est l’une des cofondatrices de la Fédération des femmes du Québec et participe à la création de l’Institut Simone de Beauvoir. Toute sa vie, elle forme des femmes aux modalités des assemblées publiques, des forums décisionnels ou des conseils d’administration.

Le souhait d’un Québec indépendant
Dans les années 1960, Simonne Monet-Chartrand adhère au Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN), puis prend sa carte du Parti québécois. Elle souhaite que la nation québécoise obtienne ses propres institutions nationales.

Le legs d’une militante
Publiée entre 1981 et 1992, Ma vie comme rivière, l’autobiographie en quatre tomes de Simonne Monet-Chartrand, permet à cette femme éprise de justice de laisser en legs l’exemple de son engagement social et son itinéraire spirituel. Son parcours militant demeure un modèle pour ceux qui cherchent à libérer l’être humain de toute forme d’oppressions.

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