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Jacques Beauchamp
Audio fil du lundi 9 octobre 2017

Le fascinant parcours journalistique de René Lévesque

Publié le

Dans un studio de radio, l'animateur René
Lévesque, une cigarette à la main, derrière
un micro suspendu.
René Lévesque, journaliste, en 1958, dans un studio de Radio-Canada   Photo : Radio-Canada / Henri Paul

Avant de se lancer en politique, puis de devenir premier ministre du Québec, René Lévesque a connu une fructueuse carrière de journaliste. À la radio et à la télévision, il a rendu compte des enjeux majeurs de l'époque, couvrant des conflits mondiaux avec professionnalisme. C'est à l'émission Point de mire qu'il a connu son apogée en tant que journaliste. Il savait raconter une histoire, la vulgariser, la rendre intéressante, rappelle Marc Laurendeau.

Communicateur hors pair, Lévesque crevait l’écran, ajoute-t-il.

Les débuts modestes d’un étudiant
Sa carrière en communications a débuté dans sa ville natale de New Carlisle, en Gaspésie, où il a été annonceur à la radio pendant ses études. Puis, il a été repêché par une radio de Québec, CKCV. Rapidement, il a travaillé au sein de CBV, la radio de Radio-Canada à Québec. Il espérait devenir correspondant de guerre quand les hostilités ont éclaté en Europe, en 1939.

L’équipe de correspondants de Radio-Canada était toutefois complète. Lévesque a contourné l’embûche en s’engageant auprès de l’Office of War Information, un outil de propagande américain destiné aux Alliés.

Relayer les affres de la Seconde Guerre mondiale
De Londres, il a transmis des bulletins radio aux Français sous l’Occupation. Il a témoigné notamment de la libération en 1945 du camp de concentration de Dachau, en Allemagne.

Il asuivi les armées américaine et française sur le terrain, et a été l'un des rares journalistes à constater la dévastation de la ville de Stuttgart. Il a aussi vu le militaire et politicien nazi Hermann Göring subir son procès pour crimes contre l’humanité.

Quelques années plus tard, il s'est rendu sur le champ de bataille de la guerre de Corée, cette fois, pour le compte de notre radio publique.

Debout devant une carte du monde,
l'animateur René Lévesque est appuyé au
dossier d'une chaise, une cigarette entre les
doigts.
René Lévesque, en 1956, à l'époque où il animait l'émission Point de mire, à Radio-Canada. Photo : Radio-Canada/André Le Coz

Point de mire, un succès inattendu
À son retour au pays, il est revenu à la maison-mère de Radio-Canada, réalisant avec un talent sans pareil pour sonder l’opinion publique des micros-trottoirs stimulants. Son talent de rédacteur a aussi brillé à cette époque, une faculté qui allait très bien lui servir plus tard, en politique.

L’émission Point de mire, qu’il a animée à la télévision de 1956 à 1959, a été le dernier jalon de sa carrière de journaliste. Le succès du magazine a surpris la direction de Radio-Canada. Lévesque n’était pas particulièrement photogénique, sa voix éteinte était inhabituelle dans ce domaine, mais la sauce a pris. Sa facilité à communiquer, directement, était d’une grande qualité, se souvient Marc Laurendeau. Il évitait le populisme et la simplification à outrance.

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