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Jacques Beauchamp
Audio fil du vendredi 6 octobre 2017

Les débuts de l’opéra au Québec

Publié le

Les chanteurs Perry Price, Claire Gagnier et Claude Corbeil jouent dans l'opéra <em>Colas et Colinette ou le bailli dupé</em>, diffusé à CBC en 1968.
Colas et Colinette ou le bailli dupé, le premier opéra canadien, est repris en téléthéâtre en 1968.   Photo : Radio-Canada / André Le Coz

Le 2 octobre 1893, l'Opéra français de Montréal présentait La fille du tambour-major, une œuvre de Jacques Offenbach. Si la diffusion de cet opéra-comique a été un jalon dans l'évolution de l'art lyrique au Québec, les premières manifestations d'opéras ou de théâtre chanté ont eu lieu dès les premières années de la colonie. Le musicologue Pierre Vachon raconte les débuts de l'opéra au Québec et au Canada.

En 1606, en Acadie, le voyageur et écrivain Marc Lescarbot crée une pièce intitulée Le théâtre de Neptune à Port-Royal. Pour Pierre Vachon, il s’agit d’un type d’opéra, puisque des chants amérindiens sont intégrés à l’œuvre.

L’apport de l’Europe
L’opéra occidental naît en Italie au 17e siècle. Un siècle plus tard, on se réunit dans des salons de la Nouvelle-France pour écouter des extraits d’opéra de Jean-Baptiste Lully, le compositeur de Louis XIV.

À la fin du 18e siècle, au moment de la Conquête, des soldats anglais montent des opéras-comiques au Québec pour s’amuser. Il commence à y avoir des lieux de présentation d’opéras. La mode de l’époque est la ballad opera, une pièce de vaudeville chantée en anglais.

Le premier opéra canadien
Joseph Quesnel, un Français venu s’établir à Montréal, écrit et compose Colas et Colinette ou le bailli dupé, la première œuvre lyrique canadienne. Il présente son opéra pour la première fois le 14 janvier 1790. D’autres musiciens canadiens créeront des opéras par la suite, dont Calixa Lavallée, qui compose l’opéra-comique La veuve à la fin du 19e siècle.

La naissance d’une tradition
Au 19e siècle, une émulation se crée grâce aux troupes américaines ou européennes qui font des tournées en Amérique du Nord. Des chanteurs étrangers s’installent à Montréal et ont une influence sur le développement de l’art lyrique au Québec. Ils y créent les premières écoles de chant.

Parmi tous les chanteurs québécois, la cantatrice Emma Albani se démarque et acquiert une renommée internationale dans les années 1870. Elle ouvre la porte à d’autres chanteurs qui feront carrière aux États-Unis ou en Europe.

L’Opéra français de Montréal, en activité de 1893 à 1896, joue aussi un rôle dans l’attrait pour l’opéra au Québec. La compagnie fait venir des troupes de France pour implanter une vie lyrique à Montréal. Après trois ans, la compagnie disparaît en raison de la qualité inégale des œuvres présentées. Elle aura toutefois permis la conception d’un modèle d’affaires et la création d’association de musiciens.

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