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Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

Sergio Leone, le père du western spaghetti

Audio fil du jeudi 5 octobre 2017
Un cowboy joué par Charles Bronson dans une scène du film <em>Il était une fois dans l'Ouest</em>

Il était une fois dans l'Ouest (1968) est sans doute le film le plus connu de Sergio Leone

Photo : Rafran Cinematografica / Paramount Pictures

Dans les années 1960, Sergio Leone s'est réapproprié les films westerns américains, mais avec une sensibilité italienne. L'animatrice du balado Plein écran, Helen Faradji, décrit à Jacques Beauchamp comment le réalisateur a réinventé le genre western grâce à un cinéma flamboyant, marqué par la mort.

Sergio Leone est le fils du réalisateur Vincenzo Leone, mieux connu sous le nom de Roberto Roberti, et d’une actrice. Avant de tourner ses propres longs métrages, il est assistant-réalisateur pour des films italiens et américains.

Du péplum au western
Le premier film de Sergio Leone, Le colosse de Rhodes, est un péplum, une fiction historique dont l’action se déroule dans l’Antiquité. Dès qu’il a carte blanche, le réalisateur entame toutefois une série de trois westerns, produits entre 1964 et 1966.

Passionné par le cinéma des États-Unis, Leone met en vedette des Américains, dont Clint Eastwood. Encore méconnu, l’acteur joue dans ses trois premiers westerns le rôle d’un cowboy taciturne moralement ambigu.

Bande-annonce en anglais du film Le bon, la brute et le truand, de Sergio Leone

Un cinéma pessimiste
« Il y a une dose de pessimisme énorme dans le cinéma de Leone, relate Helen Faradji, que ce soit dans la façon dont il parle de la guerre ou des révolutions, dont il met en scène des personnages qui ne croient plus en rien, qui ont connu beaucoup de désillusions. La guerre devient quelque chose de complètement absurde. Il n’y a plus de bien et de mal comme traditionnellement dans le western américain. »

On voit dans ses films, surtout dans Il était une fois dans l’Ouest (1968), le passage du Far West vers la civilisation. Le choix laissé au personnage est de s’adapter ou de mourir.

Pousser les archétypes du western à leur limite
Sergio Leone est typiquement américain avec ses personnages de cowboys et par le Far West où se déroulent ses films. Mais il affirme son style grâce à ses gros plans, ses silences utilisés de façon expressive ou une violence hyperréaliste. Ces formes sont reprises par plusieurs réalisateurs, dont Scorsese, Coppola et Tarantino.

Dans ses trois derniers films, le réalisateur trace un portrait de l’Amérique. Il était une fois dans l’Ouest, sans doute son film le plus mélancolique, montre ainsi la violence qui a présidé à la fondation des États-Unis.

La musique charnelle d’Ennio Morricone
Les compositions d’Ennio Morricone, qu’on entend dans tous les films de Sergio Leone, viennent presque remplacer des dialogues. Morricone crée ses musiques en compagnie de Leone. Il introduit les guitares électriques et les percussions à sa musique de film, à un une époque où elle est généralement plus orchestrale.

Les sept films principaux de Sergio Leone

  • Le colosse de Rhodes (1961)
  • Pour une poignée de dollars (1964)
  • Et pour quelques dollars de plus (1965)
  • Le bon, la brute et le truand (1966)
  • Il était une fois dans l'Ouest (1968)
  • Il était une fois la révolution (1971)
  • Il était une fois l’Amérique (1984)

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