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Années 30 : Franklin D. Roosevelt sauve l’Amérique avec le New Deal

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

En reprise tout l'été
Du lundi au vendredi de 23 h 30 à minuit

Années 30 : Franklin D. Roosevelt sauve l’Amérique avec le New Deal

Audio fil du mercredi 13 septembre 2017
Franklin Delano Roosevelt en 1928 alors qu'il était nouvellement élu gouverneur de l'État de New York

Franklin Delano Roosevelt en 1928 alors qu'il était nouvellement élu gouverneur de l'État de New York

Photo : Getty Images / Hulton Archive / Stringer

Considéré parmi les trois présidents les plus importants de l'histoire des États-Unis, Franklin Delano Roosevelt a remis le pays sur pied après le krach boursier de 1929, osant réglementer les banques, mettre en place de grands projets étatiques et surtout instaurer un filet social. L'historien André Champagne raconte le New Deal.

Avec l’aide de sa femme Eleanor, qui le mène sur la voie du keynésianisme et l’encourage peu à peu à adopter des politiques de gauche, Franklin Delano Roosevelt remet le pays en selle à coup de projets et de mesures se succédant naturellement, sans trop de préméditation. Le New Deal n’obéit pas à une idéologie et ne sert pas un plan de match précis : Roosevelt le met en place à tâtons, dans une forme étonnante « d’expérimentation permanente ».

Optimiste, chaleureux et empathique, Franklin D. Roosevelt a tout ce qui manquait à son prédécesseur, Herbert Hoover : une bonne compréhension de la profonde crise économique qui affecte son pays et une capacité à mesurer l’étendue des problèmes financiers de la population la plus pauvre.

André Champagne

Des mesures sociales à la pelletée

Sous le règne du 32e président des États-Unis, l’État est plus présent que jamais dans la vie économique des Américains et, en conséquence, le taux de chômage diminue constamment.

La première mesure instaurée par Roosevelt, suivant d’ailleurs les traces de son cousin Theodore, qui a été président de 1901 à 1909 et qui a réglementé le libre marché, concerne les banques. Voyant que le peuple a perdu confiance en ses institutions financières en proie aux irrégularités de la spéculation boursière, Roosevelt fait voter des lois qui régularisent le système bancaire. Les banques qui ne sont plus solvables sont fermées, celles qui sont en bonne santé sont soumises à un contrôle plus strict. Ainsi, il assure à tous les Américains des dépôts bancaires garantis.

Dans un deuxième temps, son programme de relance de l’emploi permet l’embauche de milliers de chômeurs, mis à profit pour le nettoyage des forêts et l’entretien des rives. Il met en place un programme d’aide aux fermiers pour les aider à rembourser leurs dettes et à reprendre possession de leurs terres et de leurs équipements.

Son meilleur coup, à mon avis, est la Work Projects Administration, une agence entièrement financée par l’État, qui emploie des millions d’Américains pour de grands travaux tels que la construction d’écoles ou d’hôpitaux. Le programme donne aussi du travail aux artistes. De grands créateurs comme Orson Welles et Jackson Pollock en bénéficient.

André Champagne

Viendra ensuite le filet social : Roosevelt assure aux Américains un programme de retraite et des allocations de chômage pour une durée de quelques semaines en cas de perte d'emploi. Le programme est évidemment modeste à ses débuts, mais il constitue une première dans l’histoire américaine.

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