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La rigueur et la curiosité d’André Belleau, intellectuel modèle

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

La rigueur et la curiosité d’André Belleau, intellectuel modèle

L'essayiste et professeur André Belleau.

André Belleau (1930-1986)

Photo : Revue Liberté

Membre fondateur de la revue Liberté, il a été un incontournable de la vie intellectuelle québécoise des années 1960 et 1970. Ses analyses de Rabelais, du roman québécois et du français québécois, que ce soit à titre de professeur, d'essayiste ou de chroniqueur, ont marqué des générations de chercheurs. Benoît Melançon, professeur de littérature, parle à Jacques Beauchamp de l'importance du travail d'équipe pour André Belleau.

Page couverture du livre <i>Notre Rabelais</i>, d'André Belleau.

Notre Rabelais, d'André Belleau

Photo : Les éditions du Boréal

André Belleau commence sa vie professionnelle dans la fonction publique fédérale à titre de gestionnaire. En 1958, il entre à l’Office national du film (ONF). Le fait d’être impliqué dans la production d’œuvres culturelles est un moyen pour lui d’accéder à la vie intellectuelle.

En 1959, il participe à la fondation de la revue Liberté. Il y traite de tous les sujets, et apprécie grandement l’esprit de collégialité qui règne dans l’équipe.

De fonctionnaire à littéraire

En 1967, à 37 ans, il laisse l’ONF pour retourner étudier la littérature à l’université. Il obtient une maîtrise, puis un doctorat. Au tout début de l’Université du Québec à Montréal, il en joint le corps professoral.

En l’œuvre de Rabelais, il trouve un sujet d’étude riche, qui permet notamment d’aborder les interactions entre les différentes formes de langue. Il établit un lien entre ce phénomène et l’évolution du français au Québec, comme il l’explique dans l’essai Notre Rabelais.

Belleau, ce n’est pas l’intellectuel retiré du monde; c’est l’écrivain, c’est l’intellectuel, c’est l’essayiste dans le monde et dans le collectif. [Il est] dans la collaboration.

Benoît Melançon

Dans la littérature québécoise des années 1940 à 1960, il repère une tension qu’il révèle dans l’essai Le romancier fictif.

En 1980, il s’attaque à la prononciation des animateurs de Radio-Canada dans un article intitulé L’effet Derome ou comment Radio-Canada colonise et aliène son public (Nouvelle fenêtre).

Au cours de cette émission, Benoît Melançon explique également pourquoi un autre texte d’André Belleau, intitulé Langue et nationalisme (Nouvelle fenêtre), peut être qualifié selon lui de « plus brillant texte jamais écrit sur langue française au Québec ».

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