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Le parcours abracadabrant de Jacques Mesrine, tueur mégalomane

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

Le parcours abracadabrant de Jacques Mesrine, tueur mégalomane

Gros plan sur le pare-brise percé d'impacts de balles, et de nombreuses personnes autour de la voiture.

Des policiers et des curieux encerclent la voiture criblée de balles dans laquelle le criminel Jacques Mesrine a trouvé la mort, le 2 novembre 1979.

Photo : Getty Images / AFP / Marcel Binh, Michel Clément, Georges Bendrihem, Patrick de Noirmont

Doté d'une audace rare, Jacques Mesrine a tenu les autorités policières françaises et canadiennes en haleine pendant des années, semant la mort et la consternation de part et d'autre de l'Atlantique. Comme l'indique le journaliste Marc Laurendeau, Mesrine a obtenu sa place au panthéon des plus grands criminels de France en raison de l'horreur qu'il a engendrée.

Jacques Mesrine est revenu marqué par les atrocités constatées lors de son service militaire, dans les années 1950.

« Selon sa mère, son passage en Algérie a brisé son sens moral et lui a enlevé toute compassion », note Marc Laurendeau.

Très vite, des vols spectaculaires, mais aussi des prises d’otages et des agressions de toutes sortes ont été le lot de cet homme charismatique, qui savait user de son charme.

Portrait du criminel moustachu.

Portrait de Jacques Mesrine

Photo : Getty Images / AFP / PIERRE GUILLAUD

Des morts au Québec

Sa mortelle randonnée s’est étendue au Québec. En 1972, alors qu’il était incarcéré au pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul pour avoir kidnappé un millionnaire québécois, il est parvenu à s’évader en compagnie d’une poignée de complices.

Durant sa cavale, Jacques Mesrine a abattu deux gardes-chasse en compagnie du truand Jean-Paul Mercier, rencontré derrière les barreaux.

Retour en Europe

De retour en France quelques mois plus tard, Jacques Mesrine n’a jamais ralenti la cadence. Toutefois, en 1973, les policiers lui ont mis la main au collet au terme de plusieurs heures de négociations à la porte de son appartement.

Même coincé par les autorités, le truand est parvenu à théâtraliser son arrestation, sabrant le champagne avec le commissaire Robert Broussard, quelques secondes avant de se faire passer les menottes aux poignets.

Entête de journal montrant des photos du criminel. Le titre se lit comme suit : « Mesrine voulait passer pour un nouveau Robin des bois ».

La nouvelle de la mort de Jacques Mesrine, telle qu'annoncée dans le journal Le Soleil, le 3 novembre 1979.

Photo : BAnQ / Le Soleil

Une fin abrupte, mais prévisible

En 1978, Jacques Mesrine s’est évadé à nouveau, cette fois-là de la prison de la Santé à Paris. Quelques heures plus tard, il menait le cambriolage du casino de Deauville et confortait son titre d’ennemi numéro un français.

« C’était devenu un réel problème dans les hautes sphères politiques », dit Marc Laurendeau.

Durant les derniers mois de son existence, le criminel a pris en otage la famille d’un juge, kidnappé un milliardaire, et laissé pour mort un journaliste qu’il avait torturé, tout en s’assurant de narguer la police en accordant des entrevues dans les journaux populaires.

Le 2 novembre 1979, la cavale de Jacques Mesrine s’est arrêtée net, à la porte de Clignancourt, à Paris. Quatre tireurs d’élite de la police sont sortis d’une camionnette et l’ont criblé de balles alors qu'il était à bord de sa BMW, récemment achetée.

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