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Jacques Beauchamp
Audio fil du mardi 13 juin 2017

Jacques Ferron, un écrivain engagé épris de liberté

Publié le

Jacques Ferron dans les années 1970
Jacques Ferron dans les années 1970   Photo : Radio-Canada

L'œuvre littéraire de Jacques Ferron (1921-1985) prend la forme de romans, de contes et d'historiettes, mais aussi d'une énorme correspondance et de nombreuses lettres d'opinion. L'historien Jean-François Nadeau explique comment ce médecin généraliste pratiquant dans des milieux défavorisés est devenu l'une des plumes marquantes de l'histoire du Québec.

Jacques Ferron appartient à une génération, celle de Gaston Miron et de Gérald Godin, qui réussit à transmuer le langage des conteurs en littérature. À travers son écriture, il transmet une connaissance profonde du Québec acquise par sa pratique médicale.

Épouser la médecine en ayant la littérature comme maîtresse
Originaire d’une famille aisée de la petite localité de Louiseville, Jacques Ferron étudie à Montréal chez les Jésuites. Il choisit de devenir médecin tout en continuant d’écrire. Dans ses premières années de carrière, il s’installe en Gaspésie et côtoie la misère. Cette expérience professionnelle lui donne une sensibilité à un monde populaire dont il n’est pas issu.

Ses livres sont absolument prodigieux, ses contes sont inégalés dans ce qui existe dans notre littérature et ses romans comptent parmi de ce qui a de plus grand aujourd’hui.

Jean-François Nadeau, historien

Provoquer par l’absurde
Dans les années 1950, Jacques Ferron prend position contre le gouvernement de Maurice Duplessis dans des lettres cinglantes parues dans les journaux. En 1963, il fonde le Parti rhinocéros du Canada. « Pour lui, il y a un cul-de-sac de la politique fédérale qu’on peut dépasser par l’absurde en montrant que tous les partis finissent par se ressembler, par s’opposer les uns les autres dans un jeu de sur place infini qui mène à une mort certaine », observe Jean-François Nadeau.

Personnage absolument libre, Jacques Ferron se présente comme candidat aux élections de 1966 pour le Rassemblement pour l’indépendance nationale. Il affirme alors son admiration pour Pierre Bourgault. Cela ne l’empêchera pas, plus tard, de reprocher à Bourgault de ne pas appuyer le parti politique de René Lévesque.

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