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Jacques Beauchamp
Audio fil du jeudi 1 juin 2017

Le port de Montréal, un lieu de transit en constante transformation

Publié le

Le port de Montréal et la tour de l'Horloge en 1966
Le port de Montréal et la tour de l'Horloge en 1966   Photo : Archives de la Ville de Montréal

Au 19e siècle, le port de Montréal a été modernisé pour accueillir de plus grands navires et pour prévenir les inondations. L'enseignante d'histoire au Collège Jean-de-Brébeuf Geneviève Pronovost raconte l'évolution de ce lieu de passage jusqu'à la relocalisation d'une partie de ses activités dans l'est de la ville, dans les années 1970.

Avant de devenir l’un des plus importants ports d’Amérique du Nord, le port de Montréal se compose de quais de fortune et d’un îlot où l’on dépose des marchandises à exporter. Aux 17e et 18e siècles, presque toute l’économie se concentre autour du commerce des fourrures.

Le port de Montréal prend vraiment naissance au 19e siècle, avec l’industrialisation. Les marchands se tournent alors vers l’exportation de céréales, la production manufacturière et le commerce de l’alimentation.

Un mur pour empêcher les inondations
En 1830, la création de la Commission du Havre fait en sorte que l’accroissement du port n’est pas lié à des intérêts privés. L’année suivante, l’organisme crée un mur tout au long de la rue des Commissaires, aujourd’hui rue de la Commune, pour contrer les inondations. Ce mur sépare le centre-ville des quais, situés en contrebas.

Le « père » du port de Montréal
Un homme d’affaires écossais, John Young, contribue particulièrement à l’amélioration des infrastructures du port de Montréal. Président de la Commission du Havre de 1853 à 1866, il favorise le dragage du fleuve entre Québec et Montréal, puis prend conscience avec ses collègues de l’importance du chemin de fer pour le port de Montréal.

À partir de la deuxième moitié du 19e siècle, le port de Montréal maintient le transport des marchandises quand le fleuve est gelé en les envoyant dans les ports américains ouverts à l’année. La construction du pont ferroviaire de Victoria, en 1860, fait en sorte que Portland devient le port d’hiver de Montréal.

Le 20e siècle, l’âge d’or du port de Montréal
Au cours du 20e siècle, le port de Montréal connaît de grands changements. La construction d’une péninsule artificielle, la jetée Mackay, protège la ville des inondations. Les administrateurs du port surélèvent aussi de nouveaux quais, afin d’accueillir des paquebots. Des hangars et des silos à grain favorisent aussi la croissance des exportations.

Mais l’ouverture de la voie maritime du Saint-Laurent dans les années 1960 pousse les administrateurs du port à redéfinir sa vocation. Dans les décennies qui suivent, il se réoriente dans le trafic de conteneurs, ce qui l’oblige à créer de nouvelles infrastructures dans l’est de l’île. À partir de 1981, la Société du Vieux-Port de Montréal tente de redynamiser les anciens quais par des aménagements récréotouristiques, afin de redonner aux Montréalais les berges du fleuve.

Le port fluvial, un film de Ronald Weyman de 1953 – ONF :

 

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