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Les augustines : près de 400 ans au service des malades à Québec

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30

Les augustines : près de 400 ans au service des malades à Québec

Audio fil du mercredi 31 mai 2017
Une soeur circule dans un corridor du monastère des augustines de Québec.

Une soeur circule dans un corridor du monastère des augustines de Québec.

Photo : Radio-Canada / Claude Brunet

Arrivées à Québec en 1639, les augustines ont créé le premier hôpital en Amérique du Nord. Au fil des siècles, elles ont soigné le corps et l'âme des nombreux malades hébergés à l'Hôtel-Dieu. L'historienne Lucia Ferretti raconte à Alain Crevier le parcours de cette communauté religieuse, qui ne compte plus aujourd'hui qu'une douzaine de sœurs.

Les augustines, des sœurs cloîtrées, s’installent en Nouvelle-France pour évangéliser, franciser et sédentariser les Autochtones. Cette idée missionnaire prend rapidement fin avec la destruction de la Huronie et la mortalité d’un grand nombre d’Amérindiens, victimes de maladies apportées par les Européens.

À partir de la moitié du 17e siècle, les augustines soignent des colons, des matelots et des soldats blessés. Jusqu’à la Révolution française, des bienfaiteurs en France rendent possible, par leur argent, le fonctionnement de leur Hôtel-Dieu.

Des années difficiles après la Conquête
En 1755, l’hôpital des augustines disparaît dans un incendie. Les sœurs s’installent par la suite brièvement chez les jésuites, puis elles s’entassent dans leur monastère, où elles logent les troupes britanniques. Par manque d’argent, elles doivent attendre plusieurs décennies avant de faire reconstruire leur hôpital. À force d’ingéniosité et d’économies, elles se refont un patrimoine, et un nouvel Hôtel-Dieu ouvre finalement ses portes en 1825.

L’institutionnalisation de la médecine
L’Hôtel-Dieu des augustines change progressivement au cours des 19e et 20e siècles. Il devient le premier hôpital affilié à la faculté de médecine de l’Université Laval. Peu à peu, les médecins dirigent les soins dans l’hôpital, même si les sœurs en demeurent les administratrices.

Au 20e siècle, l’Hôtel-Dieu s’agrandit – il compte 371 lits en 1931 –, et la congrégation ouvre une douzaine d’hôpitaux dans l’est du Québec, au Saguenay et en Beauce. Le gouvernement québécois paie alors une partie des coûts de construction des nouveaux bâtiments et une partie des coûts d’hospitalisation des patients les plus pauvres. Dans les années 1960, au moment de la Révolution tranquille, Québec rachète des hôpitaux dont les augustines sont propriétaires et prend en charge les soins de santé.

Un changement de vocation pour le monastère des augustines
Récemment rénové, le monastère des augustines du Vieux-Québec accueille désormais un hôtel, un musée et un centre d’archives. On y donne des cours de tai-chi, de yoga et de méditation. Seules quelques religieuses demeurent toujours sur place.

Références
La croix et le scalpel, tome I : Histoire des Augustines et de l’Hôtel-Dieu de Québec (Nouvelle fenêtre), de François Rousseau, Septentrion, 1994
La croix et le scalpel, tome II : Histoire des Augustines et de l’Hôtel-Dieu de Québec (Nouvelle fenêtre), de François Rousseau, Septentrion, 1994

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