Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Jacques Beauchamp
Audio fil du jeudi 11 mai 2017

Madeleine Pauliac, médecin, résistante et chef de l’Escadron bleu

Publié le

Madeleine Pauliac (à gauche) et quelques femmes de l'Escadron bleu
Madeleine Pauliac (à gauche) et quelques femmes de l'Escadron bleu   Photo : Gracieuseté de Philippe Maynial

En 1945, la mission de Madeleine Pauliac et des 11 femmes volontaires de l'Escadron bleu était de ramener au bercail les Français prisonniers ou hospitalisés dans la Pologne de l'après-guerre. Après avoir eu accès à sa correspondance, son neveu Philippe Maynial a raconté son histoire dans le livre Madeleine Pauliac, l'insoumise. Joint à Paris par Jacques Beauchamp, il décrit les actions héroïques de sa tante et de la brigade de l'Escadron bleu.

Une femme libre
Madeleine Pauliac choisit de consacrer sa vie à la médecine à une époque où il y a peu de femmes médecins en France. Pendant l’occupation allemande, elle fait partie de la Résistance. Elle cache des aviateurs anglais et sert de messagère dans des réseaux clandestins.

Voir l’horreur des camps
Après la libération de Paris, le général de Gaulle envoie Madeleine Pauliac en mission en Russie et en Pologne, pour rapatrier les Français qui sont de l’autre côté du Rideau de fer. Avec un groupe de jeunes femmes appelé l’Escadron bleu, elle assiste à la libération de camps de concentration, dont celui de Dachau, en Allemagne.

Les astuces de l’Escadron bleu
Les femmes de l’Escadron bleu arrivent en Pologne au moment où le pays passe de l’occupation nazie à l’occupation soviétique. Elles tentent alors de libérer plusieurs des 300 000 Français qui s’y trouvent dans des camps de travail, des hôpitaux ou des camps de prisonniers pour soldats.

Elles sont prêtes à courir des risques énormes pour pouvoir sauver ces quelques Français.

Philippe Maynial, auteur et neveu de Madeleine Pauliac

Les membres de l’Escadron bleu kidnappent des blessés dans des hôpitaux sous contrôle soviétique. Pour y parvenir, elles chantent la Marseillaise afin de les attirer subtilement. Il leur arrive aussi d’essuyer des coups de feu lorsqu’elles embarquent des Français au nez et à la barbe des Russes.

Les innocentes
L’un des exploits de Madeleine Pauliac a été adapté au cinéma en 2016 dans Les innocentes. Ce film relate l’aide apportée à une communauté de religieuses violées par des soldats russes. Il montre comment Madeleine Pauliac a pu sauver ces religieuses, de même que les enfants de celles-ci, en créant un orphelinat.

La mort tragique d’une héroïne
Madeleine Pauliac meurt en Pologne en 1946, lorsque le véhicule dans lequel elle se trouve s’écrase contre un arbre. Elle n’a que 33 ans. Selon Philippe Maynial, sa tante aurait pu être victime d’un règlement de compte. Elle était dans la voiture de l’ambassade avec l’homme qui venait pour négocier avec le gouvernement polonais l’indemnisation liée aux biens français qui étaient en Pologne. En tuant les passagers de la voiture, on fermait ce dossier pour quelques mois.

Références
Madeleine Pauliac, l’insoumise, de Philippe Maynial, Éditions XO, 2017

Bande-annonce du film Les innocentes, d’Anne Fontaine :

Chargement en cours