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L’abbé Casgrain, un religieux en mission littéraire

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

L’abbé Casgrain, un religieux en mission littéraire

Portrait gravé de l'abbé Henri-Raymond Casgrain.

L'abbé Henri-Raymond Casgrain (1831-1904)

Photo :  Bibliothèque et archives nationales du Québec

Écrivain, historien, professeur et éditeur, il a été un infatigable promoteur de la littérature québécoise au 19e siècle. Ardent théoricien d'une littérature qui soit le reflet grossissant d'un Canada français pieux et noble, il s'est également posé en le premier critique littéraire de la nation. Claude La Charité, auteur et professeur de lettres, parle à Jacques Beauchamp du rôle central de cet ancien vicaire dans l'émergence d'une nouvelle littérature québécoise au 19e siècle.

Henri-Raymond Casgrain.

L'abbé Casgrain vers 1900

Photo :  Bibliothèque et archives nationales du Québec

Henri-Raymond Casgrain naît à Rivière-Ouelle en 1831. Au Collège Sainte-Anne-de-la-Pocatière, il est initié à la littérature romantique européenne, alors en pleine éclosion.

Ordonné prêtre en 1856, il est d’abord vicaire à Beauport, puis à Québec. En 1860, il publie une première légende – un genre qu’il baptise « poésie de l’histoire » – dans Le courrier du Canada. En 1861, il en publie une seconde dans Les soirées canadiennes, une revue dont il participe à la fondation. La même année, il devient le premier auteur québécois à publier un recueil de légendes, Légendes canadiennes.

À la recherche des racines d’un peuple

L’abbé Casgrain publie des textes historiques sur des sujets variés, qui vont de son village natal à Marie de l’Incarnation, des biographies – un genre encore peu pratiqué au Québec – d’auteurs ainsi que divers textes programmatiques.

C’est quelqu’un qui considère, comme la plupart de ses contemporains, que la littérature doit avoir comme mission d’exprimer l’identité nationale. [...] Cette identité nationale tient à deux choses : d’une part, la langue française, et de l’autre, la foi catholique.

Claude La Charité

En 1864, il réédite L’influence d’un livre, publié en 1837 et considéré comme le premier roman québécois, sous le titre Le chercheur de trésor, afin de le faire découvrir aux enfants. Son travail d’éditeur l’amène également à publier l’œuvre complète du poète Octave Crémazie ainsi qu’à fonder une collection de livres pour le public scolaire.

En 1872, il quitte le ministère pour se consacrer à ses activités littéraires. En 1887, il est nommé professeur de littérature à Université Laval, puis professeur d’histoire. Membre fondateur de la Société royale du Canada, il est amené à se rendre souvent en Europe.

Au cours de cette émission, Claude La Charité parle également de la grande complicité de l’abbé Casgrain avec un autre passionné de légendes, Joseph-Charles Taché, et dément le fait qu’il ait agi en censeur.

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