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Peggy Guggenheim, la collectionneuse d’art qui avait du flair

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

Peggy Guggenheim, la collectionneuse d’art qui avait du flair

Peggy Guggenheim dans sa demeure vénitienne, devant un tableau de Picasso et une sculpture d'Alexander Calder.

Peggy Guggenheim (1898-1979)

Photo : Getty Images / Keystone

Son enthousiasme pour l'art moderne était tel qu'il a permis l'émergence d'un mouvement à part entière : l'expressionnisme américain. Amie de Marcel Duchamp, mentor et mécène de Max Ernst et de Jackson Pollock, elle a contribué à sauver l'art des nazis, créé l'une des plus belles collections au monde et su faire profiter de son audace aux artistes. Geneviève Rioux, animatrice et comédienne, raconte à Jacques Beauchamp comment Peggy Guggenheim a fait de ses galeries de Londres, de New York et de Venise des pôles de rayonnement artistique.

Peggy Guggenheim avec ses chiens sur le bord du Grand Canal de Venise en 1964.

Peggy Guggenheim et ses chiens sur le bord du Grand Canal de Venise en 1964

Photo : Getty Images / Keystone

Penny Guggenheim est issue d’une célèbre dynastie de banquiers, mais elle connaît brièvement l’indigence lorsque son père, Benjamin Guggenheim, dilapide ses économies avant de mourir dans le naufrage du Titanic, en 1912. À la mort de son grand-père, en 1919, elle hérite toutefois de la fortune familiale.

À Paris, elle vit les années folles et découvre l’art et la bohème. Elle se lie d’amitié avec des artistes et en épouse un, Laurence Vail, de qui elle a deux enfants avant de divorcer. À un jeune Samuel Beckett, qu’elle compte parmi ses amants, elle conseille de se consacrer à l’écriture.

Le sens du beau et des affaires

À Londres, elle ouvre sa première galerie d’art en 1939 et y expose Jean Cocteau, Constantin Brâncuşi, Vassily Kandinsky et Marcel Duchamp. La Deuxième Guerre mondiale la contraint cependant de retourner à Paris. C’est alors qu’elle entreprend d’acheter une œuvre d’art par jour.

Elle est toujours là au bon moment. Elle rencontre toujours les gens les plus intéressants, et puis elle n’aime pas les trucs qui sont trop banals. C’est quelque chose qu’elle ne peut concevoir.

Geneviève Rioux

Lorsqu’elle fuit aux États-Unis, en 1941, c’est avec une collection considérable ainsi que quelques artistes, dont Max Ernst, son nouveau mari.

À New York, elle ouvre sa seconde galerie, The Art of This Century, en 1942. Entourée de jeunes collaborateurs, elle y présente des expositions audacieuses qui font la manchette, lancent des carrières et établissent la crédibilité de Peggy Guggenheim dans le monde de l’art.

Au cours de cette émission, Geneviève Rioux discute également de la période italienne de la collectionneuse, durant laquelle elle s’est établie sur le bord du Grand Canal de Venise, dans un palais inachevé.

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