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Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

Luce Guilbeault, « exploractrice » de la féminité

Luce Guilbeault dans <i>Demain dimanche</i>, en 1958.

Luce Guilbeault dans Demain dimanche (1958)

Photo : Radio-Canada / André Le Coz

Actrice de Michel Tremblay et de Denys Arcand dans les années 1960 et 1970, la comédienne s'est abandonnée tout entière à des personnages de tout le spectre de la condition féminine, des Belles-Sœurs à Réjeanne Padovani. Active au théâtre comme à l'écran, elle a connu la notoriété dans l'univers des téléromans de Lise Payette. Alexandre Cadieux, enseignant en théâtre, raconte à Jacques Beauchamp que le féminisme a été au cœur de la pratique de Luce Guilbeault.

Luce Guilbeault et Michel Dumont au lit dans <i>Des dames de cœur</i>.

Luce Guilbeault et Michel Dumont dans Des dames de cœur en 1987.

Photo : Radio-Canada

Luce Guilbeault grandit dans le quartier Outremont, à Montréal. Fille de médecin, elle se marie dès 20 ans et a son premier enfant à 21 ans, puis se remarie. À 25 ans, elle a la charge de trois enfants et partage sa vie entre Montréal et New York. Dans la métropole américaine, elle fréquente les écoles de théâtre et se lie d’amitié avec l’actrice française Delphine Seyrig.

Abonnée à Tremblay

De retour à Montréal, elle est de la création des Belles-Sœurs, de Michel Tremblay, en 1968. Dans les quatre années suivantes, elle incarne deux autres personnages marquants de son théâtre – Thérèse dans En pièces détachées, et Carmen dans À toi, pour toujours, ta Marie-Lou – en plus de jouer dans l’adaptation cinématographique de Françoise Durocher, waitress, en 1972.

Elle incarne ces femmes dont la parole dérange. C’est le grain de sable dans l’engrenage, c’est celle qu’on veut faire taire parce qu’elle dit tout haut ce que d’autres ne veulent pas entendre.

Alexandre Cadieux
Roland Chenail, Luce Guilbeault, Edgar Fruitier, Rolande Perro, Juan Asllani, Sita Ridez, Gaétane Laniel et Marcel Henry en studio en 1958.

L'équipe du radioroman Don Quichotte (1958) : Roland Chenail, Luce Guilbeault, Edgar Fruitier, Rolande Perro, Juan Asllani, Sita Ridez, Gaétane Laniel et Marcel Henry.

Photo : Radio-Canada / Henri Paul

Durant les années 1970, elle tourne au cinéma avec Denys Arcand, Francis Mankiewicz, Les Cyniques et Anne Claire Poirier, mais elle reste aussi présente au théâtre. Elle joue Ubu roi, avec Marcel Sabourin, puis participe à la création de la pièce Les oranges sont vertes, de Claude Gauvreau. Elle connaît également une période féministe durant laquelle elle réalise le documentaire Quelques féministes américaines et monte La nef des sorcières, au TNM.

Luce Guilbeault et Micheline Herbard en serveuses dans <i>En pièces détachées</i>, en 1970.

Luce Guilbeault et Micheline Herbard dans En pièces détachées (1970)

Photo : Radio-Canada / André Le Coz

Les années 1980 sont celles de l’univers télévisuel de Lise Payette : Des dames de cœur, puis Un signe de feu. Désormais, l’actrice se fait reconnaître en public.

Luce Guilbeault meurt en 1991, à 56 ans, des suites d’un cancer fulgurant.

Dans une étable, la femme de Curley (Luce Guilbeault) est debout près d'une fenêtre à travers laquelle on voit Lennie (Jacques Godin), George (Hubert Loiselle) et Candy (Jean Duceppe) qui l'observent.

Luce Guilbeault, Jacques Godin, Hubert Loiselle et Jean Duceppe dans Des souris et des hommes (1970)

Photo : Radio-Canada / André Le Coz

Au cours de cette émission, Alexandre Cadieux discute également de la vision qu’avait l’actrice des comédies au cinéma.

Georges Carrère et Luce Guilbeault dans <i>Blaise</i>, en 1967.

Georges Carrère et Luce Guilbeault dans Blaise (1967)

Photo : Radio-Canada / André Le Coz

Luce Guilbeault dans <i>La p'tite semaine</i>, en 1973.

Luce Guilbeault dans La p'tite semaine (1973)

Photo : Radio-Canada / André Le Coz

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