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<em>Les raisins de la colère</em>, le roman humain de la Grande Dépression

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

Les raisins de la colère, le roman humain de la Grande Dépression

Scène du film tiré du roman <i>Les raisins de la colère</i>, avec Henry Fonda, Dorris Bowden et Jane Darwell.

Dorris Bowden, Jane Darwell et Henry Fonda dans Les raisins de la colère, de John Ford

Photo : corbis via getty images / Sunset Boulevard

Inspirée de véritables témoignages recueillis par John Steinbeck alors qu'il était journaliste, la tragique histoire de la famille Joad est celle de milliers d'Américains durant la crise des années 1930 et la débâcle agricole du Dust Bowl. Succès immédiat lors de sa publication, en 1939, et lauréat du Prix Pulitzer, le roman a bouleversé la classe politique et divisé le peuple américain. Julie Roberge, professeure de français, explique à Jacques Beauchamp pourquoi les Californiens en ont voulu à John Steinbeck d'avoir écrit Les raisins de la colère.

L'écrivain américain John Steinbeck en 1930

L'écrivain américain John Steinbeck en 1930

Photo : Getty Images / Hulton Archive

En 1939, John Steinbeck a 37 ans. Il a déjà publié quatre romans assez peu remarqués, dont Des souris et des hommes.

Son cinquième, Les raisins de la colère, suit une série d’articles de sa plume parue dans le San Francisco News au sujet des ouvriers agricoles migrants en Californie.

Le piège de l’exil

Les raisins de la colère raconte l’histoire de la famille Joad, un des nombreux clans qui, en raison du Dust Bowl, une tempête de sable qui a sévi pendant près d’une décennie dans le Midwest américain, ont perdu leurs récoltes et dû plier bagage. Sur la foi d’une affiche faisant état de 5000 emplois en Californie, les Joad entreprennent une odyssée sur la route 66. Arrivés à destination, ils ne trouvent que la misère, l’exploitation, la faim et les camps de réfugiés.

Ce n’est pas du tout cette glorieuse conquête des cowboys ou des chercheurs d’or partis à la découverte du pays et de la richesse. Non, c’est vraiment une quête ratée des laissés-pour-compte, de ceux qui souffrent des excès du capitalisme.

Julie Roberge

Le roman déclenche les passions aux États-Unis. Les Californiens, dépeints en profiteurs dans ses pages, traitent John Steinbeck de communiste. Des fermiers et des propriétaires terriens brûlent des exemplaires du livre. Un membre de la Chambre des représentants qualifie l’ouvrage de mensonger. La première dame du pays, Eleanor Roosevelt, se porte publiquement à la défense de John Steinbeck pour confirmer sa description des camps de migrants.

En 1940, John Ford réalise une adaptation cinématographique primée qui, à ce jour, n’a jamais connu de nouvelle version.

Au cours de cette émission, Julie Roberge explique en quoi le film Les raisins de la colère diffère du roman original.

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