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Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

Casablanca, le film romantique intemporel qui aborde les grandes questions

Humphrey Bogart et Ingrid Bergman, dans une scène du film Casablanca.

Humphrey Bogart et Ingrid Bergman, dans une scène du film Casablanca.

Photo : Warner Bros.

L'amour compte-t-il plus que la vertu? En posant ce dilemme à travers une idylle déchirante entre Humphrey Bogart et Ingrid Bergman dans l'Afrique du Nord de la Deuxième Guerre mondiale, le film de Michael Curtiz est devenu l'archétype du film hollywoodien enchanteur et rassembleur. Helen Faradji, critique de cinéma, raconte à Jacques Beauchamp son tournage chaotique, qui ne laissait en rien présager l'une des plus grandes réussites du septième art.

L'affiche promotionnelle du film <i>Casblanca</i>.

L'affiche promotionnelle du film Casblanca (1942)

Photo : Warner

En 1938, le film Casbah remporte un grand succès grâce à un mélange d’exotisme et de romance. Le studio Warner souhaite reprendre la formule et achète, à grands frais, les droits d’une pièce de théâtre dont l’histoire est campée au Maroc.

Les trois scénaristes engagés pour réécrire l’œuvre doivent respecter le code Hays, sorte de barème moral qui régit la production cinématographique aux États-Unis, et donc éviter tout dénouement où une femme laisserait son mari pour un autre homme. Or, l’intrigue du film repose précisément sur l’histoire d’amour entre un homme célibataire et une femme mariée.

Gros plans sur plans B

Ronald Reagan et l’actrice française Michèle Morgan sont pressentis pour en être les têtes d’affiche. Humphrey Bogart et Ingrid Bergman, dont les carrières sont en plein essor, sont des paris plus risqués, tout comme le réalisateur Michael Curtiz, qui n’est pas le premier choix.

Fait en studio avec un budget famélique qui force, par exemple, à baigner une scène de brouillard pour cacher les décors, le tournage est source de tensions. Le scénario évolue au jour le jour, si bien qu’Ingrid Bergman joue sans savoir à quel personnage elle voue son amour.

Humphrey Bogart incarne ces tensions entre l’humain et le politique; entre les valeurs morales, la vertu et les sentiments.

Helen Faradji

Warner devance la sortie du film à la fin 1942 lorsque les alliés libèrent la ville de Casablanca. Quelques mois plus tard, Winston Churchill tient dans la même agglomération une conférence qui garde le film dans l’actualité.

En salle, le succès est immédiat, et le film est récompensé de trois Oscars en 1943.

Au cours de cette émission, Helen Faradji raconte la création en postsynchronisation de la conclusion de Casablanca, ainsi que les sources de désaccord entre Humphrey Bogart, le réalisateur Michael Curtiz et l’acteur Paul Henreid.

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