•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

Georges-Henri Lévesque, pionnier des sciences sociales au Québec

Le père Georges-Henri Lévesque de profil.

Georges-Henri Lévesque

Photo : Les Éditions du Boréal

En défendant des idées progressistes pour les années 1930 – notamment en faveur du coopératisme – et en fondant la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval, ce prêtre dominicain a jeté, bien malgré lui, les bases de la Révolution tranquille. L'auteur Jules Racine St-Jacques raconte à Jacques Beauchamp comment Georges-Henri Lévesque a formé des économistes, des sociologues et des démographes à connaître les faits afin de pouvoir agir selon la morale chrétienne.

Georges-Henri Lévesque naît Albert Lévesque à Roberval le 16 février 1903, quatrième enfant d’une fratrie de quinze.

Lors d’une retraite en compagnie d’un prêcheur dominicain, il est séduit par l’influence que prête la soutane et souhaite lui aussi devenir prédicateur.

À la recherche d’une troisième voie

À son entrée dans les ordres, la crise économique fait rage, et les intellectuels débattent de la troisième voie à privilégier entre « le communisme vicieux et le capitalisme vicié ». Au corporatisme privilégié par plusieurs, Georges-Henri Lévesque préfère le coopératisme.

Pour lui, le coopératisme offre une véritable planche de salut non seulement aux Canadiens français, mais à l’ensemble de l’humanité, parce que le coopératisme ne décourage pas le profit, mais le redistribue équitablement. […] C’est le seul modèle, selon lui, qui est véritablement démocratique.

Jules Racine St-Jacques
Georges-Henri Lévesque (vêtu de blanc), entouré de plusieurs hommes d'Église, au palais Montcalm à Québec, lors de l'annonce de la fondation de l'École des sciences sociales de l'Université Laval, en 1938

Georges-Henri Lévesque (vêtu de blanc), entouré de plusieurs hommes d'Église, au palais Montcalm à Québec, lors de l'annonce de la fondation de l'École des sciences sociales de l'Université Laval, en 1938

Photo : Tirée du livre Georges-Henri Lévesque, père de la renaissance québécoise, Stanké, 1976

En 1938, Georges-Henri Lévesque crée la Faculté des sciences sociales de l’Université Laval. À l’époque où il n’existe aucun débouché professionnel dans ce domaine au Québec, il souhaite néanmoins encourager l’étude rigoureuse des phénomènes sociaux afin de répondre adéquatement à la crise économique.

Michel Bélanger, Roger Marier, Arthur Tremblay et Guy Rocher, tous plus tard associés à la Révolution tranquille, sont de ses élèves. Lui-même parti fonder la première université du Rwanda au moment des faits, il n’endosse pas ce mouvement, qu’il juge trop permissif.

Dans cette émission, Jules Racine St-Jacques décrit les relations tendues de Georges-Henri Lévesque avec une part du clergé de même qu’avec le premier ministre du Québec l’époque, Maurice Duplessis.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi