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Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

Le canal de Panama, un triomphe d’ingénierie… et d’impérialisme

Photo en noir et blanc montrant un bateau à vapeur dans un canal étroit.

Un bateau dans le canal de Panama en 1913

Photo : Getty Images / Hulton Archive

Quatre-vingts kilomètres de terrain accidenté secoués par de puissantes crues, des maladies tropicales fatales pour 20 % de la main-d'œuvre, une Colombie récalcitrante... Les États-Unis n'ont reculé devant rien pour ouvrir, le 20 août 1914, une voie maritime reliant les océans Pacifique et Atlantique. Mylène Desautels, professeure d'histoire, raconte à Jacques Beauchamp comment les Américains se sont servis des indépendantistes panaméens pour réaliser un rêve qui remonte aux premiers conquistadors.

Photo en noir et blanc montrant une pelle mécanique creusant à côté d'une voie ferrée.

Travaux de construction du canal de Panama en 1906

Photo : Getty Images / Hulton Archive

Au milieu du 19e siècle, la ruée vers l’or en Californie ravive le fantasme de relier les deux côtes du continent américain par la mer au niveau de l’isthme du Panama. Propriété de la Colombie, cette bande qui relie l’Amérique du Sud à l’Amérique du Nord est en effet bien plus rapide à traverser que les États-Unis.

Deux projets français sont lancés pour construire le canal, mais avortent à cause de la malaria et de la fièvre jaune.

L’alliance qui a tout changé

À la fin du 19e siècle, les États-Unis ont accru leurs assises en-dehors de leur territoire et l’idée du canal est relancée. Avec l’aide du Français Philippe Bunau-Varilla, ils s’entendent avec les séparatistes de l’isthme du Panama pour leur offrir une protection en échange du droit de construire la voie.

La Colombie s’oppose à cette entente, mais une ruse permet aux Américains de semer les militaires dépêchés sur place tandis que les séparatistes déclarent leur indépendance. Le Panama est officiellement un pays, et les Américains ont le champ libre.

C’est une extension de la doctrine Monroe, qui dit que l’Amérique centrale et l’Amérique latine sont l’arrière-cour des Américains et qu’ils vont utiliser toutes les techniques possibles pour mener à bien leur volonté.

Mylène Desautels
Navire de croisière dans le canal de Panama.

Les travaux d'élargissement du canal de Panama menés de 2007 à 2016 permettent d'accueillir de plus gros navires, comme ce bâtiment norvégien.

Photo : afp via getty images / RODRIGO ARANGUA

Outre la mainmise sur le canal, les Américains se sont négocié une zone de huit kilomètres sur chaque rive où la loi panaméenne ne s’applique pas. Tout au long du 20e siècle, des militaires y sont entraînés pour écraser les rébellions en Amérique latine.

Au cours de cette émission, Mylène Desautels explique comment l’évolution des connaissances à propos des maladies tropicales a été cruciale à la construction du canal, et comment celui-ci a finalement été cédé au Panama à la fin du 20e siècle.

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