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Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

Jaune, la petite révolution de Jean-Pierre Ferland

Jean-Pierre Ferland, Michel Robidoux et un autre musicien en prestation sur fond de décor d'émission télévisée.

Jean-Pierre Ferland et Michel Robidoux sur un plateau de télévision en 1970

Photo : R. Kayaert

En tendant la main, avec son dixième album, au rock psychédélique et à la culture hippie du monde anglo-saxon, le chansonnier a marqué un tournant majeur. Fruit d'investissements inégalés au Québec pour l'époque, l'album-concept a créé un remous qui a continué de se faire sentir bien des années après sa sortie, en 1970. Danick Trottier, professeur de musicologie, raconte à Jacques Beauchamp que Jaune vient d'une grande remise en question de Jean-Pierre Ferland.

Jean-Pierre Ferland, vêtu d'un foulard, chante sur un plateau d'émission de télévision.

Jean-Pierre Ferland chante sur le plateau d'une émission de télévision en 1969

Photo : Radio-Canada / André Le Coz

En 1969, la musique populaire québécoise est encore divisée en deux camps : la chanson contre le yé-yé. Fier représentant du premier, Jean-Pierre Ferland rentre de France, où il connaît le succès, et lance l’album Un peu plus loin, campé dans la chanson classique de Jacques Brel et de Félix Leclerc.

Il assiste à L’osstidcho, de Robert Charlebois, et s’en trouve bouleversé. L’auteur-compositeur-interprète est séduit par cette approche déjantée et audacieuse inspirée du monde anglophone. Il fait appel à Michel Robidoux, guitariste de Charlebois. Ensemble, ils écrivent Le petit roi en France. Sing sing est composée en un éclair, après le premier flirt de Ferland avec le cannabis.

Chanson en Technicolor

La paire passe six mois en studio en compagnie du réalisateur André Perry. Des synthétiseurs, instruments encore inconnus au Québec, sont dépêchés des États-Unis. Les musiciens américains Ant Phillips et Buddy Fasano sont recrutés pour concevoir des arrangements orchestraux.

C’est carrément une rupture, c’est un virage à 180 degrés [pour Jean-Pierre Ferland]. […] Il y a un changement radical dans sa façon de chanter, dans les thèmes abordés, dans sa façon de voir le monde et de se mettre en scène.

Danick Trottier

Jaune paraît en novembre 1970. Dans la foulée de la crise d’Octobre, l’accueil favorable de la critique aide à son succès, qui croît exponentiellement au courant des années 1970.

Jean-Pierre Ferland, lui, est exténué d’avoir tant travaillé pour redéfinir sa signature. Il prend deux ans à réaliser l’incidence réelle de l’album.

Dans cette émission, Danick Trottier raconte comment l’artiste a vécu l’après-Jaune, et comment l’album a inspiré le milieu musical québécois. Vous entendrez aussi des extraits d’archives dans lesquels Jean-Pierre Ferland parle de ce jalon dans sa carrière.

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